Alors que l’École Normale Supérieure (ENS) de Yaoundé devrait être le temple du savoir et de l’éthique, elle semble s’être transformée en un terrain de chasse où les étudiants sont les proies. Frais de dossiers doublés, scolarités empochées et résultats volatilisés : des étudiantes de 4e année crient à l’arnaque et à la méchanceté administrative. Komiaza lève le voile sur ce scandale qui laisse des dizaines de jeunes Camerounais sur le carreau.
L’art de faire payer deux fois pour la même chose
Tout commence par une manœuvre administrative pour le moins suspecte. Bien qu’inscrites depuis 2022 et censées passer automatiquement au second cycle, ces étudiantes ont été sommées de « repostuler » comme de nouveaux entrants. Le but ? Passer à la caisse une nouvelle fois pour des frais de dossier pourtant déjà réglés par le passé. Une gourmandise financière qui n'était que l'amuse-bouche d'un festin bien plus sombre.
250 000 FCFA de « droits d’examen » sans résultats
Le scénario vire au cauchemar lors du premier semestre. Malgré le respect des procédures, les noms des anciennes du niveau 3 disparaissent des listes officielles. Entre promesses de régularisation du Rectorat et silences complices du secrétariat de la Direction, les étudiantes sont maintenues dans un flou artistique.
Puis vient le coup de grâce : pour avoir le droit de composer, elles doivent débourser 250 000 FCFA de scolarité. Elles s'exécutent, espérant sauver leur année. Résultat ? Le néant. Pas de notes, pas de noms sur les listes, et une fin de non-recevoir brutale : « Il n’y a plus de suite pour vous dans cette école. »
Une année de vie et des économies parties en fumée
Après avoir frappé à toutes les portes, de la scolarité jusqu’au bureau de la Directrice, le constat est amer : l'argent a été encaissé, mais le statut d'étudiant, lui, a été révoqué sans ménagement. On ne parle plus ici d'erreur administrative, mais d'une spoliation organisée où l'on brise des carrières pour remplir des caisses dont la destination finale interroge.
L’Œil de Komiaza : La pédagogie de l’escroquerie
Comment peut-on exiger 250 000 FCFA à des étudiants pour ensuite leur annoncer qu’ils n’existent plus ? L’ENS de Yaoundé est-elle devenue une microfinance occulte où l'on prend les dépôts sans jamais rendre le service ? Ce silence de la Direction face à des étudiantes abusées est une insulte à l'éducation nationale. Si le Recteur et la Directrice ne clarifient pas cette situation, c’est toute la crédibilité de l’Université de Yaoundé I qui finit dans la poubelle de l'immoralité. On ne bâtit pas une nation sur le vol des rêves de sa jeunesse.
Source : Boris B.








