L'audace n'a plus de limites, ou alors c'est la négligence qui a atteint des sommets. Ce jeudi 16 avril 2026, un civil a réussi l'impensable : s'emparer d'un véhicule blindé de la Ghana Police Service alors que le moteur tournait encore. Un "vol minute" digne d'un film d'action qui s'est terminé par une course-poursuite musclée dans la région d'Ashanti. Komiaza revient sur ce hold-up pas comme les autres qui laisse les autorités sans voix.
Le moteur tournait, le policier achetait ses médicaments
Tout commence devant une pharmacie à Nkawie. Un officier de police, sans doute trop confiant, quitte son poste de conduite pour aller acheter des médicaments. Erreur fatale : il laisse la portière ouverte et, surtout, le moteur de son mastodonte blindé en marche. Il n'en fallait pas plus pour Ebenezer Frimpong, un jeune homme de 26 ans qui passait par là. Saisissant l'opportunité d'une vie, il saute dans le cockpit et écrase l'accélérateur, laissant l'officier et les badauds dans un état de choc total.
Une course-poursuite "Rambo-style"
Le véhicule, immatriculé GP 1131, était en route vers l'atelier régional de Kumasi pour un entretien de routine. L'alerte donnée, une chasse à l'homme s'engage sur l'axe Abuakwa-Kumasi. C'est finalement une équipe de la SWAT, composée de sept policiers, qui a réussi à intercepter le fuyard au niveau de Mim après 30 minutes de poursuite effrénée. Ebenezer Frimpong a été maîtrisé et le blindé récupéré intact, évitant de justesse que ce vol insolite ne vire au carnage urbain.
Un civil au volant d'un tank : Pour quoi faire ?
L'interrogatoire est en cours, mais la question hante déjà les esprits : que comptait faire Frimpong avec un engin de cette taille ? Revendre les pièces, l'utiliser pour un braquage ou simplement s'offrir un tour de manège spectaculaire ? Ce qui est sûr, c'est que le jeune homme n'était pas connu des services de police avant cet exploit. Il a fait sa première apparition devant le tribunal ce vendredi 17 avril 2026 pour répondre de ce vol qualifié.
L’Œil de Komiaza : La discipline, cette grande oubliée
Au-delà de l'acte criminel, cet incident jette une lumière crue sur les failles de sécurité au sein des forces de l'ordre. Un véhicule blindé n'est pas une simple berline ; c'est un symbole de l'autorité de l'État. Le laisser sans surveillance, moteur allumé, est une faute lourde qui frise l'irresponsabilité. Si un simple citoyen a pu s'en emparer aussi facilement, qu'en serait-il face à des criminels organisés ? Ce "réveil brutal" devrait forcer la police ghanéenne à revoir ses procédures, sous peine de voir ses propres armes se retourner contre elle.
Par la Rédaction de Komiaza








