Le roi Charles III refuse de présenter les excuses publiques de la monarchie dans l'esclavage.

Le roi Charles III refuse de présenter les excuses publiques de la monarchie dans l'esclavage.

#Komiaza.com - Environ 10 à 15 millions d'esclaves ont été amenés de force dans les Amériques depuis l'Afrique, d’après les historiens. « Les horreurs de l'esclavage ont laissé une blessure profonde et générationnelle dans nos communautés », a souligné Philip Davis, le Premier ministre des Bahamas.

Raison pour laquelle le Commonwealth, qui réunit 56 nations, vient d’ouvrir le débat sur la « justice réparatrice ». Il va s’agir, selon Kingsley Abbott, directeur de l'Institut d'études du Commonwealth à l'université de Londres, d’une « avancée significative » pour le Commonwealth.

Dans son intervention, le roi Charles III s’est abstenu de présenter les excuses de la famille royale pour cet odieux commerce transatlantique dont sa famille a été l’un des principaux bénéficiaires. Les 56 membres du Commonwealth aux Samoa. Il se contente de soutenir, par le biais de l’Historic Royal Palaces, « projet de recherche sur le rôle de la monarchie dans l'esclavage », a indiqué un porte-parole du palais de Buckingham dans une réaction à la publication par le journal The Guardian  d'un document montrant un échange financier entre un vendeur d'esclaves et l'ancien roi Guillaume III, ayant régné de 1689 à 1702.  

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a quant à lui rejeté catégoriquement l’idée d’une compensation financière, de même qu’il s’oppose à la possibilité qu' « il présente des excuses lors du sommet. »

À l'issue du sommet, l’ancienne députée et actuelle ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchwey, a été désignée au poste de secrétaire général du Commonwealth. Elle soutient l'élaboration d'un accord de libre-échange entre les États membres du Commonwealth.

Il est important de souligner qu’à Amsterdam le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, a présenté samedi ses excuses officielles pour l'implication de son pays et de sa dynastie dans l'esclavage.

« Aujourd'hui, je me tiens devant vous en tant que roi et membre du gouvernement. Aujourd'hui, je vous présente mes excuses personnellement (…) Je ressens cela profondément dans mon cœur et dans mon âme (…) La traite des esclaves et l'esclavage sont reconnus comme crimes contre l'humanité », a déclaré Willem-Alexander lors d'un événement marquant les 150 ans de l'affranchissement des esclaves dans les anciennes colonies néerlandaises.

Les pays du Commonwealth n’ont cessé de demander avant à la reine d’Angleterre et aujourd’hui au roi d’Angleterre de présenter les excuses publiques de la couronne et d’assumer les réparations que la traite des esclaves leur a causés.

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