Pour la troisième année consécutive, MenouActu Family Foundation a transformé l'esplanade du palais royal de Siteu en un sanctuaire de solidarité. Ce dimanche 30 août 2026, sous l’impulsion de Symaro Mebego, directeur de la publication citoyenne MenouActu.com, pas moins de 350 élèves d'Aback-Ngia Ndounglah (villages de Fondonera nord) ont reçu des bourses scolaires matérielles complètes. Analyse stratégique d'un investissement endogène qui oppose l'arme de l'éducation au fléau de la désertification rurale dans l'arrondissement de Santchou.
Le Prologue : Le pari de l'intelligence contre les discours
L'esplanade royale a été prise d'assaut par une foule immense de parents et d'élèves venus de Lefock, de Siteu et des profondeurs du groupement Fondonera, dans la commune de Santchou. Face à la précarité qui frappe l'arrière-pays, cette initiative, baptisée « Ezan », refuse la logique de la charité passive. Elle déploie une feuille de route axée sur l'espoir et la rétention des talents locaux : soutenir les parents aux moyens limités, doter chaque enfant de fournitures complètes (cahiers, stylos, boîtes académiques, sacs) et freiner l’exode rural qui vide le groupement de ses forces vives.
Voici les trois grandes leçons de ce modèle de philanthropie de combat.
Leçon 1 : Remplacer l'assistanat par la culture du mérite
Le promoteur de l'événement a profité de cette tribune pour imposer un changement de paradigme rigoureux dans la distribution des dons. S'adressant directement aux bénéficiaires, Symaro Mebego a tracé une ligne rouge pour les éditions futures :
« J'ai vu vos yeux. Vous êtes venus m'écouter d'abord, avant de recevoir. C’est ça l'éducation. Retenez ceci : dans les années à venir, seuls les élèves travailleurs, méritants, recevront les présents de la fondation. Nous ne distribuons pas la charité, nous investissons dans le mérite. L’éducation est la seule arme qui permet à l'enfant de l'arrière-pays de devenir le bâtisseur d'une république prospère. »
En conditionnant l'aide aux résultats scolaires, la fondation crée une saine émulation et transforme un simple acte de générosité en un levier de performance académique.
Leçon 2 : Blindage traditionnel face au sabotage politique
Dans l'écosystème communautaire de l'Ouest, toute action d'envergure suscite inévitablement des résistances. La cérémonie de Siteu n'a pas dérogé à la règle, faisant face à des tentatives sous-jacentes de sabotage de la part d'individus tentant de prêter des ambitions électoralistes au donateur.
C'est sur ce terrain que la légitimité coutumière a fait office de bouclier. Sa Majesté Alongamo Joseph, chef du village Siteu, est monté au créneau pour bénir solennellement le « prodige de Nzemelem » et implorer la protection des ancêtres. Le souverain a prononcé un plaidoyer mémorable pour sanctuariser l'événement : « On ne joue pas avec le droit à l'éducation, pilier fondamental d'une nation. » Une manière de disqualifier les détracteurs incapables de porter des projets similaires pour le terroir.
Leçon 3 : L'innovation 2027 et le triptyque de la vulnérabilité
Loin de s'arrêter à la simple distribution de matériel, MenouActu Family Foundation anticipe déjà l'édition 2027 avec des ruptures structurelles majeures :
1. Le filet social : La prise en charge intégrale des frais de scolarité des élèves les plus vulnérables du groupement;
2. La super-élite : L'octroi de bourses spéciales aux « meilleurs des meilleurs » pour encourager la haute performance;
3. La prime aux formateurs : L'attribution de primes d'encouragement aux enseignants de l'ombre qui, dans le dénuement des zones enclavées, s'évertuent sans se plaindre à façonner le capital humain de demain.
Ce qu'il faut retenir
À travers le programme Ezan, MenouActu Family Foundation démontre qu'un média citoyen peut muter en un acteur de développement interconnecté avec sa communauté d'origine. En sanctuarisant l'esplanade de Siteu pour l'éducation, Symaro Mebego rappelle que la véritable lutte contre l'exode rural ne se gagne pas à coup de décrets, mais en donnant aux enfants de Fondonera les raisons de croire en leur avenir sur la terre de leurs ancêtres.
Par Augustin Roger Momokana (avec le Communiqué de presse Ezan 2026)







