Droit de réponse : Accusé de spoliation foncière à Baleveng, l'Hon. Manfouo David rétablit les faits

Droit de réponse : Accusé de spoliation foncière à Baleveng, l'Hon. Manfouo David rétablit les faits

Le 21 août dernier, sous la plume d’Augustin Roger Momokana, notre rédaction publiait une enquête intitulée : « Crise foncière à Baleveng : l’homme d’affaires Manfouo David au cœur des conflits familiaux à Tchuèza ».

Saisie quelques jours plus tard par les avocats du député, la rédaction de Komiaza.com publie intégralement, ce 1er septembre 2026, sa réplique officielle. Cette démarche s'inscrit dans le strict respect de la déontologie journalistique et de l’obligation légale d’équilibre de l’information, permettant ainsi à la partie mise en cause de présenter sa version des faits aux lecteurs.

DROIT DE RÉPONSE

À l’attention de Monsieur le Directeur de publication de KOMIAZA Monsieur Augustin Roger MOMOKANA

 

Objet: Droit de réponse à l’article intitulé « Crise foncière à Baleveng : l’homme d’affaires MANFOUO David au cœur des conflits familiaux à Tchuèza», publié le 21 août 2026

Monsieur le Directeur de publication,

L’Honorable MANFOUO David et la SCI MADA (Société Civile Immobilière MADA) ont pris connaissance de l’article publié dans votre revue KOMIAZA, dans son édition du 21 août 2026, sous le titre précité.

Cet article présente l’Honorable MANFOUO David comme un « spoliateur foncier », l’accusant notamment d’acquérir clandestinement des terres appartenant à des familles de la zone de Mbembia, de profiter de leur prétendue détresse financière et de poursuivre, derrière ces acquisitions, des ambitions à caractère féodal.

Ces accusations sont formellement contestées.

L’Honorable MANFOUO David n’a spolié les terres d’aucune famille et n’a procédé à aucune acquisition clandestine. Dans le cadre de l’expansion de ses activités économiques, la SCI MADA a régulièrement acquis des terrains auprès de familles et de propriétaires qui ont librement consenti aux transactions.

À chaque opération, les précautions nécessaires ont été prises afin de s’assurer de l’accord des ayants droit concernés et de préserver les intérêts des familles cédantes. Il est donc particulièrement regrettable que des transactions présentées par leurs parties comme librement consenties soient qualifiées, sans décision de justice ni élément probant, de « spoliation » ou de « grignotage territorial ».

1- Des projets au service du développement local

Contrairement à la présentation faite dans votre article, les terrains concernés ne sont pas destinés à une quelconque entreprise de domination territoriale ou à des ambitions féodales.

Ils ont vocation à accueillir d’importants projets d’agro-industrie, notamment à travers la culture industrielle de l’avocat, ainsi qu’un projet touristique, dont les retombées bénéficieront directement à la population locale.

Ces investissements ont précisément pour ambition de faire du développement du village et de toute la localité un véritable levier de croissance. Les populations riveraines seront les premières bénéficiaires des opportunités créées, notamment à travers les emplois directs et indirects, les activités commerciales induites, les prestations de services, le développement des infrastructures et l’accroissement général de l’activité économique.

À terme, il est ainsi attendu que près de 90 % des retombées économiques et sociales des projets bénéficient directement ou indirectement aux populations de la localité, notamment par la création d’emplois et le développement des activités connexes.

Il ne s’agit donc nullement de «grignoter» le territoire de Baleveng, mais au contraire d'y investir et de contribuer à son développement. Lorsqu’un investissement crée des emplois, stimule le commerce et valorise les ressources locales, c’est d’abord le village qui en bénéficie.

2- Une opportunité pour les populations environnantes

L’Honorable MANFOUO David souhaite également saisir cette occasion pour encourager les populations de la zone environnante à considérer ces projets non comme une menace, mais comme une opportunité de développement collectif.

Les habitants de Baleveng et des localités voisines gagneraient à emboîter dès maintenant le pas dans la culture de l’avocat, fruit aujourd’hui particulièrement recherché, afin de se positionner sur cette filière porteuse.

L’objectif est qu’ils puissent, le moment venu, bénéficier non seulement de l’accompagnement technique et économique approprié, mais également des nombreuses retombées de la croissance industrielle de cette filière, notamment en matière d’emplois, de débouchés commerciaux et de revenus pour les producteurs locaux.

Cette dynamique pourrait ainsi transformer la zone frontalière Bangang-Baleveng en un véritable pôle de développement agro-industriel et touristique, au bénéfice de l'ensemble des communautés concernées.

Enfin, il est fermement rappelé qu’aucune modification des limites territoriales, administratives ou coutumières n’est recherchée. Les projets implantés sur le territoire de Baleveng resteront des projets de Baleveng et ceux situés sur le territoire de Bangang resteront des projets de Bangang, dans le strict respect des limites et règles applicables.

L’Honorable MANFOUO David réaffirme son attachement aux valeurs républicaines, à la paix, au vivre-ensemble prôné par le Chef de l'État Son Excellence Monsieur Paul BIYA et au développement économique de la Région de l’Ouest. Il demeure ouvert au dialogue avec les populations et les autorités compétentes et invite toute personne contestant la régularité d’une acquisition à produire les éléments objectifs permettant d’en établir la réalité.

En conséquence, nous vous demandons de bien vouloir publier le présent droit de réponse dans les conditions prévues par la réglementation applicable à la presse, afin que vos lecteurs puissent disposer d’une information contradictoire et objective sur les faits évoqués dans votre article.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de publication, l’expression de notre considération distinguée.

 

Pour l’Honorable MANFOUO David et la SCI MADA

Le Juriste-Conseil

Roméo KENNE MEKUIKO

Lire aussi notre article: https://www.komiaza.com/single/936/crise-foncière-à-baleveng-lhomme-daffaires-manfouo-david-au-cœur-des-conflits-familiaux-à-tchuèza