À l'occasion de la Journée Internationale du Travail, Augustin Roger Momokana nous livre un texte brut, une ode à l'effort qui refuse les faux-semblants. Entre cri d'alarme et hymne à la dignité, découvrez ce poème qui rappelle que sans le labeur, l'homme n'est qu'une ombre.
Le Travail est un cri de ralliement qui part d'un constat de détresse (la peur de la famine) pour finir sur une note de saveur (« épice les cœurs »). C'est un passage de l'ombre à la lumière par le seul pouvoir de l'effort.
Le Travail
Par Momokana
Travaille ou crève
De soucis
De famine
D’humiliation
De solitude
Travaille
Car le travail libère l’homme
Car il soigne l’homme
Car le travail sécurise l’homme
Car il élève l’homme
Sans le travail
Que serait l’homme
Que serait le monde
Que serait la vie
Sans le travail ?
Le travail unit les hommes
Le travail forge le vivre-ensemble
Le travail libère de la jalousie
Le travail épice les cœurs.
Allons au travail
Car le travail c’est la vie.
Le radar de Komiaza
Dans ce texte aux accents existentialistes, Momokana nous rappelle que le travail n'est pas seulement une quête de salaire, c'est une barrière contre la déchéance. En commençant par l'impératif brutal « Travaille ou crève », l'auteur souligne la violence de l'inaction qui engendre l'humiliation et la solitude. Mais très vite, le poème bascule vers la lumière : le travail devient ce ciment social, ce remède à la jalousie et cet « épice » qui donne du goût à l'existence. Un message fort pour une jeunesse qui doit voir dans chaque tâche, aussi humble soit-elle, l'outil de sa propre libération.
Bonne fête du travail à tous les bâtisseurs de Dschang et d'ailleurs ! Surtout, ne l’oubliez jamais, quoi que vous fassiez ou qui vous arrive : « Parce que ce qui se dit ici, résonne partout ailleurs dans le monde. »








