Drame à Balessing : Le voyage de nuit de Real Express vire au cauchemar.

Drame à Balessing : Le voyage de nuit de Real Express vire au cauchemar.

La route Bafoussam-Dschang a encore frappé. Vendredi soir, aux environs de 23h, un bus de l’agence Real Express a fini sa course dans un champ à Balessing. Le bilan, encore provisoire, fait état d’un décès tragique et de 37 blessés. Entre douleur des familles et incompréhension totale, Komiaza revient sur ce drame qui soulève une nouvelle fois la question de la sécurité de nos voyages nocturnes.

Le voyage devait être une simple formalité entre Mbouda et Douala. Mais à Balessing, sur un tronçon que les habitués jugent pourtant peu accidentogène, le destin a basculé. Le bus de l'agence Real Express a brusquement quitté la chaussée, enchaînant plusieurs tonneaux avant de s'immobiliser dans un champ, loin du bitume.

Une famille brisée dans la nuit

Parmi les débris, l'horreur a pris un visage. Une femme, qui voyageait avec son époux et leur fils, a perdu la vie sur le coup. Une famille amputée, un mari et un enfant qui, au-delà de leurs blessures physiques, devront porter à jamais le traumatisme de cette nuit d'encre.

À l'Hôpital Régional Annexe de Dschang, le personnel soignant est sur le pont. On y dénombre 37 blessés, certains admis en soins intensifs. Pour beaucoup, le pronostic reste réservé, faisant craindre une lourdeur supplémentaire au bilan initial.

L’énigme de Balessing : Excès de confiance ou défaillance ?

Sur les lieux de l'accident, les témoignages des riverains se multiplient, mais la perplexité domine. « Le terrain ne présente aucun risque particulier », s'étonnent certains habitués de l'axe. Pourtant, le bus est sorti de la route. Perte de contrôle ? Somnolence au volant ? Défaillance mécanique ? Les questions tournent en boucle.

Ce nouveau drame vient endeuiller le département de la Menoua et relance le débat sur la responsabilité des transporteurs. Comment un bus peut-il se retrouver dans un champ sur une portion de route réputée sûre ?

L’œil de Komiaza : La route ne tue pas, c'est nous qui nous tuons

Chaque accident est une statistique pour l'administration, mais c'est un séisme pour une famille. À Dschang, on ne compte plus les « Jeudis propres », mais il serait peut-être temps d'instaurer des « Nuits de prudence ». La route Bafoussam-Dschang ne doit pas devenir un cimetière à ciel ouvert par simple imprudence ou fatigue excessive.

Et vous, chers lecteurs, qui empruntez ces agences de voyage au cœur de la nuit, vous sentez-vous vraiment en sécurité une fois le moteur allumé ? Serrez vos ceintures, car sur nos routes, le danger n'a pas toujours de visage !

Par Augustin Roger Momokana