Le Cameroun mise sur les Eco-entrepreneurs pour sauver la planète du réchauffement climatique!

Le Cameroun mise sur les Eco-entrepreneurs pour sauver la planète du réchauffement climatique!

#Komiaza.com–  La première cohorte d’éco-entrepreneurs INBAR est sur le terrain. Elle compte 30 éco-entrepreneurs moulés du 20 au 21 août 2024 au CATI²-UDs de l’Université de Dschang à l’initiative d’INBAR (International Bamboo and Rattan Organization) et du ministère de l’environnement et du développement durable (projet ACREGIR).  

Le Centre d’Appui à la technologie, à l’innovation et à l’incubation de l’Université de Dschang (CATI²-UDS) a inauguré son cycle de formation destiné à doter les parcs nationaux du Cameroun de 300 éco-entrepreneurs.

Cette initiative rendre dans le cadre du Global Environnemental Facility (GEF) du mécanisme de l’adaptabilité au changement climatique. Il est mis en œuvre par le ministère de l’environnement et du développement durable.

Ainsi, du 20 et 21 août 2024, la première cohorte composée de 30 candidats minutieusement sélectionnés a été formé par aux activités créatrices d’emplois et génératrices de revenus dans les périmètres des parcs national de Kimbi Fungong dans le Nord-Ouest. Des personnes déplacées et des populations hôtes ont été associées aux principaux bénéficiaires.

Assurée par des formateurs certifiés de l’Organisation International du Travail (OIT) du CATI²-UDS, l’atelier dont le Cameroun est un bénéficiaire en Afrique est financé par les Nations Unies a accru les capacités des populations à faire face au changement climatique à travers l’agroforesterie et bien d’autres activités relavant de l’exploitation des produits non ligneux. 

Aussi, ils ont reçu des outils devant leur permettre de concevoir des projets verts, de créer et de gérer de leurs entreprises afin d’accroitre leurs revenus, de créer des emplois et de contribuer à l’atténuation des effets du changement climatique.

Selon le professeur TCHAMBA Martin, chef de Département de Foresterie à la Faculté d’Agronomie et des Sciences agricoles (FASA), le choix de L’Université de Dschang pour former 300 Eco-entrepreneurs se justifie par ce que cette institution s’est distinguée à l’échelle nationale et sous régionale par sa politique « un étudiant, un emploi » ouverte aussi à la communauté, c’est-à-dire aux jeunes non étudiants de Dschang d’une part, et aux jeunes des différentes antennes disséminées à travers le Cameroun.

Grâce aux outils reçus, il est possible que les éco-entrepreneurs donnent une alternative concrète à leurs ressources et à leurs moyens de subsistance, à travers les cultures du bitter cola, du mangoe sauvage, du voacanga et du bambou de Chine. Les étapes à la pépinière et au jardin botanique de l’Université de Dschang leur ont permis de constater des exemples concrets de l’association de des arbres aux cultures vivrières dans une même parelle.

Entre août 2024 et mai 2025, le Cameroun devra former 2300 éco-entrepreneurs dont 300 au CATI²-UDs. A l’issue de la formation, chaque bénéficiaire devra soumettre son projet au jury qui en retiendra les meilleurs. Les entrepreneurs dont les projets ont été retenus recevront des fonds de création et de financement de leurs entreprises. Les principaux critères de choix seront axés sur le potentiel de création d’emplois et de pénétration du marché.

 Voici quelques arguments que les participants et les experts interrogés pour cet article nous ont donnés à Komiaza. Ils visent à vous aider à repérer et apprécier l’intérêt du projet GEF:

•         Le projet vise la gestion durable de trois parcs : le parc national de Waza dans l’Extrême-nord, le parc national de la Benoué dans le Nord, le parc national de Kimbi Fungong dans le Nord-Ouest.

•         C’est sur la base des expériences passées que l’Université de Dschang a été retenue parmi tant d’autres postulants pour former et accompagner les populations autour du parc national de Kimbi Fungong dans la région du Nord-Ouest ;

•         Nos territoires sont vastes, des milliers d’hectares sont arables, les opportunités sont nombreuses. Il  est donc question ici d’apprendre afin de voir comment exploiter nos ressources dans le but d’accroitre nos revenus et de créer des emplois ; au lieu de rester les bras croisés pour attendre les concours et l’Etat qui n’a plus les moyens pour donner l’emploi à tous les Camerounais;

•         Notre planète est exposée au changement climatique dû à la pression humaine. Les différents projets vont aussi permettre de créer des micros climats ; parce que les plantes se nourrissent du carbone, ce qui atténue les changements climatiques ;

•         La participation du leader de l’Association Save Life ne signifie pas que le projet sera individuel, parce qu’il est avant tout question que l’atelier soit restitué tant à la Croix Rouge qu’à l’ASL afin que chaque membre s’en fasse un écho ;

•         Le projet GEF vise essentiellement les femmes et les jeunes. Il est question de pourvoir leurs capacités avec toutes les techniques dont ils ont besoin pour pouvoir comprendre quels sont les mécanismes pour créer une entreprise, comment gérer une entreprise, comment dresser un plan d’affaires, comment mobiliser les financements, comment comprendre les politiques au Cameroun.

Selon le directeur du bureau régional Afrique Centrale d’INBAR, le bambou est une économie qui produit environ 60 milliards dollars annuel. La chine se taillant la moitié de cette économie avec un chiffre d’affaires de 30 milliards dollars pour 10 millions d’emplois directs et 20 millions d’emplois indirects. Avec le bambou, il est possible de produire de l’énergie, du papier, du textile, construire des ouvrages, fabriquer des meubles. Dans cet esprit, INBAR et ses différents partenaires dont l’IFAD (International Fund For Agricultural Developpment), Adaptation Fund, OIT (Organisation International du Travail) œuvrent afin que les femmes et les jeunes puissent comprendre et acquérir la maitrise la rentabilisation du bambou et d’autres produits non-ligneux dans l’optique du développement de l’éco-entrepreneuriat.

Chaque éco-entrepreneur est reparti avec des plants de bambou, mangoes sauvage, voacanga et bitter cola. De quoi mettre en place leurs parcelles expérimentales.  

 

Augustin Roger MOMOKANA