Ange Michel Angouing : «J'ai lu avec attention la plaidoirie de mon ami et frère DJEUKAM TCHAMENI ».

Ange Michel Angouing : «J'ai lu avec attention la plaidoirie de mon ami et frère DJEUKAM TCHAMENI ».

Ange Michel Angouing est un patriote dont rien ni personne n’influence l’esprit. Ce membre du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) a réagi à la sortie de son ami et frère Djeukam Tchameni.

J'ai lu avec  attention la plaidoirie de mon ami et frère DJEUKAM TCHAMENI.

J'y ai reconnu le camarade d'université qui est resté constant dans la réflexion, les convictions idéologiques et dans sa posture.

Je revois ces années passées ensemble à Ngoa ekele (je précise qu'à cette époque là -1978-il n'y avait qu'une seule université, l'université de Yaoundé) où l'amour, la fraternité et la camaraderie entre les étudiants venus de tous les horizons que nous étions, étaient vrais, francs et sincères. Il n'y avait ni francophones ni anglophones, ni douala, ni bamileke, ni beti, ni maka, baya, kako, ni bulu, fang, ni bamoun, ni foulbe, toupouri ou guiziga, ni bassa etc..Mais des jeunes filles et des jeunes garçons à la quête du savoir pour servir la nation demain chacun dans son domaine.

Nous supportions tous dans la joie et l'allégresse, le canon, le tonnerre, le diamant et le dragon de  Yaoundé, l'union sportive, la dynamo, le caïman et le léopard de Douala, l'union sportive d'Abong mbang, le stade de Bertoua, fédéral de Foumban et le racing club de Bafoussam, pwd de Bamenda, prison's de Buea, étoile filante de Garoua, kohi de maroua, entente de ngaoundere, aigle de Nkongsamba et de Dschang ou foudre d'akonolinga.

Nos enseignants, de vrais monuments, avaient la connaissance, le savoir et la volonté inébranlable pour faire de nous des citoyens libres et fiers au service d'un Cameroun où il fait bon vivre. Je pense aux frères MELONE (Thomas et Stanislas), à l'abbé NGONGO OTOU, aux professeurs Joseph OWONA, GEORGES NGANGO, KONTCHOU KOUOMENI, BIPOUN ,MBOUI , EKODECK, TCHUINTE et beaucoup d'autres. Ils nous ont transmis le savoir et nous ont fait rêver.

MWALIMU DJEUKAM TCHAMENI dans sa plaidoirie est dans sa posture d'homme politique, leader d'opinion. Il décrit et peint le Cameroun tel qu'il le pense, le voit et le sent.

Il le décrit tel qu'il souhaite qu'il soit. Un Cameroun développé. Un Cameroun prospère. Un Cameroun où il fait bon vivre pour tous. Un Cameroun où règnent la justice, l'équité et la vérité. Un Cameroun où l'on ne spolie pas la fortune publique. Un Cameroun où toutes les filles et les fils bénéficient équitablement des fruits de la croissance.

Un Cameroun où règne l'état de droit et où les règles de droit s'appliquent indifféremment à tous.

Du fond de sa cellule MWALIMU DJEUKAM TCHAMENI est-il le seul à le penser ou à le dire ? J'EN DOUTE.

C'est à ce niveau que je pose encore la question qui taraude mon esprit : qu'est ce qui n'a pas marché pour que notre pays se trouve aujourd'hui plongé dans toutes les crises imaginables ?

Crise politique, crise idéologique, crise économique et financière, crise sociale et culturelle. Les citoyens vivent aujourd'hui plus qu'hier dans l'incertitude et la peur dans leur propre pays.

Sommes-nous tous devenus incapables de trouver des solutions aux différents problèmes et autres interpellations ?

Nous avons la ressource humaine, des ressources naturelles.  Nous avons aussi, à en croire le discours officiel, la volonté politique.

Que  se passe-t-il donc pour que nous ayons autant  peur des lendemains?

La GRANDEUR et L'ESPÉRANCE annoncées fondent, chaque jour qui passe, comme  beurre sous le soleil ! Tellement la haine a envahi nos cœurs. La Justice immanente est attendue pour trancher là où des solutions humaines peuvent encore être trouvées.

La" guerre de succession " dont on parle tant, et qui se nourrit de la haine, de la division dans un pays qui a toujours clamé avec fierté son unité, est-elle opportune ?

Il me semble que non. Elle est même prématurée. Le Président légalement élu n'ayant exercé que pendant un an, le bon sens voudrait que ceux qui ambitionnent de prendre la succession fassent encore preuve  de patience sauf si leur excitation voudrait démontrer que le Président élu n'est plus en capacité de diriger.

Mon frère DJEUKAM TCHAMENI, tu es Bamiléké, je suis Maka. La fraternité que nous avons construite et développée à l'université devrait servir d'exemple à nos enfants et...surtout à certains de nos  dirigeants qui, dans l'exercice de leurs fonctions de construisent  le vivre ensemble et compromettent inévitablement l'avenir de notre pays.

Le Cameroun ne se fera pas avec quelques " illuminés ". Il se fera avec toutes ses filles et ses fils, sans discriminations aucune.

MWALIMU DJEUKAM TCHAMENI,

TU AS CHOISI DE PLAIDER COUPABLE, c'est une option que t'offre le code de procédure pénale.

Tu sais aussi qu'il y a longtemps, très longtemps que l'aveu a cessé d'être la reine des preuves.

Le magistrat, le bon magistrat, civil ou militaire (ils ont d'ailleurs reçu la même formation, utilisent les mêmes outils de travail et sont soumis au serment juratoire qu'ils ont prêté devant Dieu et devant les hommes) ne risque pas de te condamner, pour quelque raison que ce soit, pour les faits que tu n'as pas commis nonobstant ton aveu.

Le magistrat qui le ferait s'expose lui-même à la Justice divine qui elle, n'épargne personne de générations en générations.

La Justice comme la mort ne doit épargner personne sauf lorsque la loi et la loi seule en dispose autrement. Les faits sont soumis au magistrat qui en donne, en son âme et conscience, la coloration juridique et rend la décision.

Nous devons tous croire en la JUSTICE et lui donner les moyens de sa sérénité.

Les pouvoirs publics et chacun de nous sommes tous interpellés pour avoir la Justice que nous méritons.

Union de prières pour notre santé à tous, pour la paix et pour un Cameroun qui sécurise, rassure et qui ouvre les voies du développement intégral.

MICHEL ANGE ANGOUING

Magistrat hors hiérarchie

Conseiller technique MINJUSTICE

Ancien ministre.

NKILZOK (par Zoetele) le 25 Octobre 2026.