Le village Nzong, situé au nord du centre-ville de Dschang, est plongé dans la stupeur et l'indignation. Un jeune homme, recueilli, adopté et scolarisé par une famille locale, est le principal suspect du meurtre sauvage de sa bienfaitrice, Madeleine Dongmo. Après son forfait, le présumé criminel a utilisé le téléphone de la victime pour extorquer des fonds à ses enfants résidant à l'étranger avant de s'évanouir dans la nature.
Le piège de la nuit et le reniement de l'adoption
Madeleine Dongmo résidait habituellement à Yaoundé. Elle était arrivée à Dschang le vendredi soir pour assister, le lendemain samedi, à des obsèques familiales. C’est au cours de cette même nuit que sa trajectoire a croisé la folie meurtrière de celui qu’on appelle « Ngon à Zok », un enfant adopté et entièrement pris en charge par la famille depuis des années.
La trahison ne s'est pas arrêtée au sang versé. Immédiatement après l'assassinat, le suspect a mis sur pied une stratégie d'escroquerie particulièrement cynique. Se saisissant du téléphone portable de sa victime, il a contacté les enfants de la défunte installés à l'étranger. Prétextant une urgence médicale critique, il leur a affirmé que leur mère était gravement malade et qu'il avait besoin d'un transfert d'argent immédiat pour la référer d'urgence vers un centre hospitalier.
Une cavale activement suivie par les forces de l'ordre
Une fois les fonds reçus par transfert mobile, le suspect a immédiatement pris la poudre d'escampette, abandonnant le corps sans vie de sa mère adoptive. Au moment de la publication de cet article, « Ngon à Zok » est activement recherché par les forces de maintien de l'ordre et de sécurité de la Menoua, mobilisées pour le capturer et le traduire devant la justice.
La découverte de ce crime inénarrable a provoqué une immense onde de choc sur l'agora virtuelle, notamment sur la page d'alerte de Nzui Manto, où les commentaires de dégoût et de colère se comptent par centaines. Les internautes oscillent entre effroi face à l'ingratitude et remise en question de la solidarité humaine :
« On t'a bien lavé et éduqué, voilà ta part de reconnaissance », s'insurge un riverain.
« On va même vous aimer et vous aider comment ? Déchet de la nature, parfois on finit par donner raison à ceux qui évitent la proximité », lâchent deux autres utilisateurs en écho au sentiment d'insécurité qui frappe les cités.
La ville de Dschang reste suspendue à l'avancement des enquêtes de police, espérant l'arrestation rapide du fugitif pour faire la lumière sur les mobiles de ce drame qui ébranle les fondements mêmes de l'adoption et de la charité familiale.
Par la rédaction de Komiaza








