Commune de Dschang : La société civile se mobilise pour transformer la ville en un poumon vert.

Commune de Dschang : La société civile se mobilise pour transformer la ville en un poumon vert.

La gouvernance du maire de Dschang, le Professeur Émile Temgoua, se distingue par une ouverture inédite envers les forces vives locales. Ce jeudi 27 août 2026, cette synergie a franchi un palier concret lors du traditionnel « Jeudi propre », marquant le déploiement d'un partenariat historique entre la municipalité et la société civile pour réinventer le paysage urbain de la cité universitaire.

Une coalition d'OSC métamorphose l'espace public

En début de semaine, le Professeur Émile Temgoua avait lancé un appel pressant, par voie de communiqué, aux Organisations de la Société Civile (OSC) spécialisées dans les problématiques écologiques. La réponse de la communauté environnementale a été immédiate et massive.

En seulement une demi-journée de travail intense, une coalition d'une douzaine d'associations majeures — composée de ASEL, DECENTAS, GREEN IMPACT, YOUTH HOPE, ASHU, CODAF, CEPDEL, ALLGREEN, SAGEA, Oefev-jeune, JERC et AGROCOM — s'est déployée sur le terrain. Sous la supervision technique du Dr Landry Toukam, 3e adjoint au maire de Dschang, ces acteurs ont métamorphosé l'emprise située devant les nouveaux immeubles abritant la délégation départementale du Ministère de l'Habitat et du Développement Urbain (MINDUH) et celle de l'Éducation de Base (MINEDUB), transformant un espace brut en un jardin public soigneusement gazonné.

La vision de « Dschang ville verte » en marche

Présent sur les lieux pour une visite surprise, l'édile de la ville a salué l'engagement de ces « ouvriers de la citoyenneté agissante » avant de détailler sa feuille de route. Pour l'exécutif municipal, le concept de « Dschang ville verte » s’éloigne des slogans politiques pour s'ancrer dans une planification rigoureuse à long terme, articulée autour de quatre piliers majeurs : le planting systématique d'arbres, le nettoyage permanent des emprises de la voie publique, l'optimisation du ramassage des déchets et la création d'espaces verts structurés.

-  La Place de l'Indépendance : Après la mise en terre récente de plusieurs arbres, un grand espace vert aménagé va être créé à l'arrière de la tribune officielle.

- Le périmètre sécuritaire : Le maire a fermement instruit le chef du service d’hygiène et salubrité, Hubert Nangmo, de mener un nettoyage d'envergure autour du commissariat central. Le rond-point de la Place de l'Indépendance constituant la vitrine d'entrée de la ville, son état de salubrité doit être irréprochable.

Pour opérationnaliser ces orientations, Hubert Nangmo convoque une réunion de cadrage technique au cours de la semaine. Cette assise permettra d'établir une programmation rigoureuse et de répartir les cahiers des charges entre les différentes associations partenaires.

Un modèle de gestion participative salué au sommet

La grande innovation de cette politique environnementale réside dans son modèle de durabilité. La mairie de Dschang prévoit de confier contractuellement la gestion et l'entretien permanent de ces nouveaux espaces verts — qui seront dotés de bancs publics — aux associations créatrices. L'objectif est d'en faire de véritables havres de convivialité, de détente et de relaxation ouverts à l'ensemble des citoyens. Mais le maire et ses partenaires devraient surtout réfléchir sur la sécurisation de ces infrastructures publiques, car les vandales ne sont jamais loin. Pour preuve, certains des arbres mis en terre en mai ont disparus.

Cette approche participative suscite une adhésion totale au-delà des frontières municipales. De passage sur le site, le préfet du département de la Menoua, Itoe Peter Mbongo, a marqué une halte pour observer les travaux et adresser ses vifs encouragements à l'exécutif et aux OSC. Un élan de solidarité également soutenu par Madame Honorine Nkuete, épouse du Secrétaire Général du Comité Central du RDPC, qui est venue personnellement ravitailler les bénévoles en eau potable, scellant l'union sacrée autour de la transformation écologique de Dschang.

Par Augustin Roger Momokana