Tribune de Momokana – « Foire du mal » : Lever le voile sur les masculinicides pour universaliser la
À l'heure où la conscience internationale s'éveille légitimement face aux violences basées sur le genre (VBG), une ombre persiste dans le tableau des tragédies domestiques : celle des souffrances masculines. Trop souvent passées sous silence par tabou culturel ou omission médiatique, les violences subies par les hommes restent le parent pauvre de l’indignation collective. C’est ce voile d’hypocrisie que le poète Momokana choisit de lever aujourd'hui. À travers des vers libres, incisifs et dépouillés de fards inutiles, l'auteur endosse le rôle de lanceur d'alerte. Il nous livre une critique sans concession d’une société devenue sélective dans sa compassion, au risque de se laisser surprendre par le mal qu'elle refuse de nommer. Découvrez Foire du mal.
Foire du mal
Il n’y a pas que les féminicides et les infanticides,
L’homme est victime de la femme ou des femmes.
La société consacre les féminicides
Mais elle recouvre d’un épais voile les masculinicides.
Un matin, elle se réveillera étranglée
Par un mal qu’elle a refusé de reconnaître.
Parce qu’il est fou amoureux de la femme,
Parce qu’il est convaincu de la culpabilité de l’homme,
Parce qu’il est amnésique et coupable
Face aux souffrances infligées à l’homme.
La société ignore les masculinicides,
Elle redoute les féminicides,
Elle condamne les infanticides,
Mais elle ferme les oreilles et les yeux !
Un matin, elle se réveillera étranglée et absorbée
Par un mal qu’elle a toujours mutilé et couvert.
Momokana – 21/06/2026
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La Conclusion
Au-delà de la charge émotionnelle et du rythme scandé de ses vers, l'œuvre de Momokana résonne comme une véritable leçon de sociologie contemporaine. En refusant la hiérarchisation des souffrances humaines, Foire du mal ne cherche pas à opposer les drames, mais à universaliser la lutte contre la violence. La prophétie finale du poème est claire : le déni est une bombe à retardement pour le tissu social. Pour bâtir une humanité réellement équitable, l'écoute et la justice ne doivent plus avoir de genre. Une œuvre salutaire qui, nous l'espérons, ouvrira le débat au sein de la communauté de komiaza.com et incitera à une prise en charge globale, inclusive et sans tabou de toutes les victimes de notre époque.








