Cameroun : quelle politique promeut l’Etat pour lutter contre les catastrophes naturelles ?

Cameroun : quelle politique promeut l’Etat pour lutter contre les catastrophes naturelles ?

#Komiaza.com – « Campagnes de sensibilisation, éducation des populations, secours aux sinistrés (…) la logique présidentielle c’est apporter les secours, sensibiliser, anticiper sur les dangers, prendre des mesures préventives », telles sont les mesures préventives énumérées par le ministre Paul Atanga Nji devant une foule meurtrie.

Depuis la place des fêtes de l’arrondissement de Fokoué, dans le département de la Menoua, où il est venu au chevet des sinistrés des inondations survenues dans la nuit du 27 septembre à Bandoum, le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji,  a dévoilé la politique de l’Etat.

Paul Atanga Nji dont le département ministériel assure la protection civile au Cameroun  a effectué lundi 7 octobre 2024 une visite de travail à Fokoué. A la suite du préfet de la Menoua, Itoe Peter Mbongo,  et du gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, qui ont  été chacun à Bandoum. Le représentant du président de la République est venu consoler les victimes de la catastrophe naturelle de Bandoum.

Même si les inondations n’ont pas fait de victimes en vies humaines, elles ont tout de même dépouillé les habitants de leurs maisons, plantations, les tombes  et autres bien matériels dont des documents d’état civil, l’accès aux soins de santé, le droit à l’éducation. Les infrastructures abritant ces derniers ayant écrasées et emportées.

« Nous devons dorénavant anticiper sur les sinistres qui sont inévitables. Les mesures de prévention, c’est-à-dire les bulletins climatiques qui sont exploités,  et nous envoyons donc les informations aux autorités administratives en disant ‘ne restez pas dans les zones mauvaises, et puis il faut parfois quitter avant que les pluies n’arrivent.’ »

Par ailleurs, le ministre a établi un rapport en les catastrophes naturelles qui soufflent sur le Cameroun et le changement climatique. Ce dernier fait désormais partie du quotidien des camerounais.  « On devra désormais vivre avec le changement climatiques,  car il s’agit d’un phénomène naturel inévitable », a indiqué le MINAT.

De la place fêtes de Fokoué, le ministre a invité les autorités administratives à plus de proactivité pour éviter de catastrophes similaires à celle qui vient de désoler le village Bandoum. Le ministre n’est  pas venu les mains vides. Il a remis du matériel de couchage, des denrées de première nécessité aux sinistrés.  

Augustin Roger Momokana avec Valdo Siewe