La Grande Traversée de l'An.

La Grande Traversée de l'An.

Tous mes vœux de bonheur pour vous et tous ceux qui vous sont chers en cette aube de l’année 2026 !

(Merci à @vishwachou901 pour l’image)

Je tenais à partager avec vous la sensation qui m’a traversé lorsque le ciel, soudainement, s’est mis à crépiter sous le feu des « bombes ». Il était 23h58. Heureusement, ces détonations ont jailli des quatre coins de la ville, me faisant oublier les reproches que j'adressais plus tôt à ceux qui, de manière isolée, s’amusaient à allumer le ciel. Sans même être dans la rue, j’ai vécu cette "grande traversée" comme l’une des plus belles jamais vécues.

À la tombée de la nuit, il y a eu le « Juju Calaba ». Les enfants ont encore perpétué cette tradition, recevant quelques pièces en retour. Ces petits chenapans ne sont pas venus danser chez moi, probablement parce qu’ils ignoraient ma présence à la maison. Mais, de ma fenêtre, j’ai admiré leurs mouvements.

Je croise les doigts pour ce matin, car dès l’aube, les enfants viendront souhaiter la bonne année. J’espère déceler parmi eux de futurs artistes ou de futurs fleuristes. Les dessins et les fleurs que nous recevrons d'eux orneront nos maisons pendant un long moment, jusqu'à ce qu'ils se fânent.

En guise de vœux pour cette année 2026, je partage avec vous ce poème spontané. Considérez-le comme une eau fraîche servie à quiconque a soif : soif d’une année différente, soif d’un bonheur qui ne soit pas seulement pour soi, mais pour toute la communauté.

Poème : La Grande Traversée de l’An

Ils bombardent le ciel,

Dschang est entaillée.

Pétards et détonations,

Du nord au sud,

De l’est à l’ouest,

Pétards et détonations.

Jaillissent étincelles et échos assourdissants,

Le ciel de la nuit s’illumine.

De leurs demeures, les voix s’évadent :

« Minuit est là ! Minuit est là ! »

C’est le 1er janvier,

Bonne Annéééééééé !

Les hommes et les femmes exultent,

Des milliers de voix grondent.

Elles tentent d’étouffer les pétards et les bombes,

La nouvelle année est là.

On a vieilli, chacun a pris un an de plus.

Le spectacle s'étire, les bombardements crépitent,

Nous sommes en plein dans l’année nouvelle.

Chacun va maintenant « lire l’heure » et méditer sur ses lendemains.

Bonne Annéééééééééé !

Momokana, 01/01/2026