« Je suis pousseur avec un BTS en poche ».

« Je suis pousseur avec un BTS en poche ».

#Komiaza.com - L’histoire de Jean mérite notre attention. Elle est porteuse de grandes valeurs qui manquent à une large majorité de la jeunesse. Le salut se trouve en nous-même, en nos convictions, en notre engagement et en notre résilience.

Je me prénomme Jean, je suis âgé de 24 ans et je suis pousseur dans la ville de Douala, plus précisément au Marché Mboppi. Après mon diplôme et ne trouvant pas de boulot à ma convenance j'ai décidé de me lancer  dans l'entrepreneuriat. Je voulais mettre sur pieds un commerce mais faute de moyens j'ai préféré chercher par moi-même ces fonds que de m'endetter. Je me suis fixe un objectif sur 3 ans pour avoir au-moins 3 millions avec lesquels je pourrais m'installer. Je garde tout ce que je gagne, je me suis également inscrit dans plusieurs réunions où je cotise histoire d'avoir un soutien financier le moment venu, je bois pas, ne fume pas et fuis les femmes comme la peste

Mon conseil à la jeunesse est celui-ci : mettez vos diplômes dans les placards et montez des entreprises pour développer ce pays, quittez dans  les choses qu'on appelle "dépose ton dossier à gauche et à droite-là ".

L’exemple de Jean  mérite d’être copié. Ne dit-on pas que « Si ton voisin fait quelque chose qui te plaît, triche ta chose » ? En voilà un jeune homme qui, dans le contexte marqué par la rareté de l’emploi et une vie chère aurait pu, comme beaucoup d’autres jeunes de sa génération, s’abandonner à l’oisiveté, à la débauche ou se lancer sur le chemin risqué de l’occident s’est fixé un objectif noble avec des restrictions et une discipline improbable. 

De nombreux jeunes Camerounais peuvent oser, s’ils reçoivent un accompagnement efficace des administrations fiscales. La fiscalité est l’un des arguments les plus cités comme source du découragement et de l’inertie des jeunes, à côté des difficultés à trouver des financements pour les projets. Un argument que l’administration balaie d’un revers de la main, au lieu d’analyser l’efficacité de ses centres de promotion d’entreprises, les rapports d’efficacité des différents projets gouvernementaux, le professionnalisme des centres de formation professionnelle, etc. 

Avec MAPANE