Issa Tchiroma: la journée du vendredi 21 novembre 2025 est Journée de Deuil National.

Issa Tchiroma: la journée du vendredi 21 novembre 2025 est Journée de Deuil National.

Issa Tchiroma Bakary, « le président élu » poursuit son bras de fer contre le président Paul Biya qui a prêté serment le 6 novembre devant le congrès (assemblée nationale et Senat) et un parterre de personnalités de la république et de diplomates.

Après les villes mortes, du 3 au 5 novembre, voici  le temps des hommages de la République aux victimes des manifestations publiques.  Issa Tchiroma Bakary a lancé un appel pour la Journée de Deuil National.

Vendredi 21 novembre 2025: Journée de Deuil National

Le message est à l’attention des Camerounais, sans distinction de chapelle politique, à l’intérieur du triangle nationale comme dans la diaspora.

Pour avoir osé défendre ce choix, des Camerounaises et des Camerounais sont tombés, tombés sous les balles d’un régime aux abois, tombés dans les rues de nos villes, traqués, frappés, torturés ; tombés pour que la vérité vive. Ils étaient mineurs jeunes adultes, pères de famille, mères de courage. Ils étaient le Cameroun. Ils sont nos martyrs.

À leur mémoire, en hommage à leur sacrifice, et en fidélité à notre serment commun, je vous invite à observer la journée du vendredi 21 novembre 2025 comme Journée de Deuil National.

Gestion de la Journée de Deuil National

La journée du 21 novembre, au sens de l’appel d’Issa Tchiroma Bakary, s’inscrit dans la logique de la ville morte, mais cette fois-ci avec une charge particulière. Mais cette fois, il s’agit d’avoir une pensée pour les victimes de la répression de la contestation du verdict des urnes.

Cette journée sera chômée sur toute l’étendue du territoire national. Aucun commerce, aucun bureau, aucun service administratif ne devra fonctionner.

Ce ne sera pas un jour ordinaire. Ce sera un jour de silence, de mémoire, de recueillement.

Je vous invite à observer une minute de silence à midi pile (12h00), sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora — unis dans la douleur, mais debout dans la dignité.

J’appelle les croyants de toutes les confessions à se rassembler dans leurs lieux de culte : pour prier, pour confier à Dieu l’âme de nos disparus, pour sanctifier la mémoire du juste combat.

Au-delà de l’hommage

Au-delà de l’homme, le président élu, Issa Tchiroma Bakary entend démontrer au monde entier que les Camerounais n’ont pas baissé les mains après le verdict de l’élection du 12 octobre rendu le 27 octobre par le Conseil Constitutionnel.

Ce 21 novembre ne sera pas seulement un hommage,  ce sera un acte de résistance, une offrande collective à la mémoire de ceux qui sont tombés.

Comme les héros de 1955, ceux du 26 mai 1990 ou des soulèvements de 2008, qui n’ont jamais eu droit à une reconnaissance nationale, les martyrs de cette crise électorale entreront dans l’histoire du Cameroun libre.

Nous donnerons ainsi, à la face du monde, l’image d’un peuple soudé, digne et solidaire, qui ne cède ni à la peur, ni au vol électoral, et qui continue, dans l’honneur, à bâtir la République du peuple souverain.

Bientôt un fonds de solidarité.

Le président élu annonce un fonds pour les victimes de la crise post-électorale. Aucun détail n’est encore donné sur la structure, la source et la gestion du fonds de solidarité annoncé.

Un fonds de soutien aux victimes sera également instauré. Nous en préciserons les modalités en temps opportun.

À vous tous, je dis : ce jour nous unit dans la peine, mais aussi dans la promesse d’un lendemain meilleur. Un lendemain où la justice remplacera l’impunité, où l’école, l’hôpital et la route seront les priorités d’un État réconcilié avec sa mission.

Et puis quoi ?

Jusqu’où ira la contestation ? Issa Tchiroma Bakary semble inébranlable. Il annonce du nouveau demain. On le sait, il a déjà nommé le porte-parole officielle de la « présidence Elue » en la personne de Me Alice Nkom.

Je le dis ici avec fermeté : je ne trahirai pas. J’ai reçu un mandat clair du peuple, celui de faire triompher la vérité des urnes et d’engager la refondation morale et politique du Cameroun.

Je consacre le reste de ma vie à l’accomplissement de ce serment de fidélité au peuple camerounais.

On ne négocie pas avec le déshonneur. On ne légitime pas le vol électoral par des manœuvres de couloir. Et je vous le redis, pour que nul n’en doute : Je ne reculerai pas. Je ne négocierai pas.

Komiaza