Septentrion:le MINAT invite les autorités traditionnelles et religieuses à prêcher la paix.[Komiaza]
Dans la volonté d’apaisement après la crise post-électorale, le ministre de l’administration territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji est en visite d’évaluation dans le Septentrion. A Ngaoundéré comme à Maroua, le MINAT a déclaré être porteur d’un message de paix et de réconciliation.
Paul Atanga Nji a rencontré lundi 10 novembre 25 à Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l'Adamaoua et à Maroua, chef-lieu de l’extrême-nord les autorités traditionnelles, religieuses ainsi que les élus du peuple avec qui il a échangé sur le discours d’investiture du président Paul Biya et les bienfaits de la paix pour le Cameroun. « Nous devons éduquer nos enfants à la responsabilité citoyenne afin qu'ils ne se retrouvent pas pris dans les mailles de la justice » a déclaré l’émissaire du président Paul Biya.
Le 6 novembre au palais de l’assemblée nationale à Yaoundé, le président Paul Biya a prêté serment conformément au verdict prononcé le 27 octobre dernier par du conseil constitutionnel relativement à l’élection présidentielle organisée dimanche 12 octobre 2025.
Pour convaincre son auditoire, le ministre Paul Atanga Nji a fait valoir que « plus de 5.575 observateurs nationaux et internationaux accrédités ont bien évalué la régularité, le caractère sincère, apaisé et sécurisé de l'élection présidentielle du 12 octobre dernier. »
Par la suite, le MINAT a distribué de discours d’investiture aux participants afin que chacun s’imprègne de son contenu avant de jouer le rôle d’ambassadeur de la paix. Cette mission est d’autant crucial que Issa Tchiroma Bakary l’un des douze candidats à cette élection n’a cessé de revendiquer « la victoire du peuple » depuis le lendemain du vote.
Mais curieusement, et ce qui semble indigner une bonne franche des camerounais, c’est l’autre mission assignée à ses hôtes par le ministre Paul Atanga Nji. S’il prône la paix et la réconciliation, il ne manque pas d’appeler les chefs religieux (imams, prêtres, pasteurs…) et traditionnels à « indexer les fauteurs de troubles pour qu'ils soient mis face à leur responsabilité ». Ce qui s’appelle arrogance et mépris pour quiconque voudrait saluer les déplacements du MINAT.
Komiaza a, par ailleurs, appris que le MINAT a ordonné la mise en liberté de 60 jeunes de moins de 17 ans interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de la répression des manifestations ayant suivie la proclamation des résultats. Le chiffre est important, mais le ministre s’est tenu muet quant au bilan de la répression dans cette région où des dégâts sont à la fois des pertes en vies humaines, des maisons incendiées.
Par contre, à Maroua, les rapports du gouverneur Midjiyawa Bakari font état de « 300 jeunes âgés de 12 à 17 ans, agissant sous l'emprise de drogues et autres stupéfiants, ont été interpellés lors des opérations de sécurisation des biens et des personnes dans certaines localités de la région. » le ministre considère que les camerounais ne peuvent pas se lever pour revendiquer sans être soumis aux effets de la drogue ou sans être manipulés.
Pour mémoire, le ministre de l’administration territoriale s’est rendu dans le Septentrion au lendemain de l’ultimatum lancé par Issa Tchiroma Bakary au président Paul Biya de faire libérer tous les personnes arrêtées dans le cadre de la contestation des résultats officiels de l’élection présidentielle du 12 octobre : Paul Biya 53,66% contre Issa Tchiroma 35 ,19%.
Source : MINAT
MEDIAS
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