Douala: les « Microbes » donnent du fil à retordre aux autorités.

Douala: les « Microbes » donnent du fil à retordre aux autorités.

#Komiaza.com - Dans la soirée du 20 septembre 2024, un groupe d'individus armés, connus sous l’appellation de « Microbes », a attaqué des citoyens de Douala, entraînant un décès et de nombreux blessés.

Douala a toujours ses « Microbes ». Ils ont encore fait parler d’eux le 20 septembre, en sautant sur une station-service. Comme bilan : un mort, de nombreux blessés, et un important butin emporté.

L'attaque s'est produite lorsqu’il était un peu plus de 19 h. Les assaillants, une quinzaine selon les témoignages, ont effectué des razzias à plusieurs endroits de la capitale économique : station-service Ola à Bonapriso,  rue Manguier et carrefour Anatole. A chaque halte, ces hors-la-loi ont intimidé les citoyens, puis les ont délestés de leurs biens comprenant argent, téléphones, bijoux et effets personnels.

« Ils ont menacé ma vie et ont pris 130 000 francs avec mon téléphone. J'ai été blessé, et malheureusement, d'autres ont été blessés aussi, y compris un homme qui a été tué », a témoigné une victime.

Alerté par ce énième acte de violence barbare sur ses concitoyens, le gouverneur de la région du littoral, Samuel Ivaha Diboua a effectué une descente sur le terrain et ensuite au chevet des blessés référés à l’hôpital Laquintinie.

« Nous exhortons le public à ne pas paniquer. La sécurité de notre ville est gérée, et nous avons des mesures en place pour protéger tout le monde contre de telles attaques », a déclaré le gouverneur lors de sa visite sur les lieux du crime. Il a par ailleurs invité les citoyens à collaborer activement et en temps réel avec les autorités pour leur sécurité et la paix dans la cité.

Le phénomène orchestré par des gangs de jeunes délinquants dont l’âge se situe entre 12 et 19 ans a pris corps en 2020. Depuis il prend de l’épaisseur malgré les sommations des autorités administratives. Avant ce nouvel épisode, leur dernier dictature remontait l’année dernière avait amené les autorités à prendre des mesures sécuritaires, interdiction de la circulation des mototaxis entre 18h et 6h à Bali et Bonapriso, qui n’ont pas dissuadé cette race de criminels dont l’origine remonterait au lendemain de la crise postélectorales en Côte d’Ivoire.

Komiaza