La crise politique amorcée au Cameroun depuis la tenue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 s’est radicalisée lundi 03 novembre avec l’entrée en scène des villes mortes.
Si les président Paul Biya est maintenu à la présidence de la république malgré les protestations post électorales voici ce qui attend le Cameroun avant la fin du prochain mandat :
- Modification de la Constitution ;
- Création d’une poste de vice-président de la République ;
- Démission du président de la République ;
- Prolongation de la conservation de l’idéologie du renouveau national
- Absence de politique innovante et navigation à vue ;
- Pauvreté, chômage exacerbé, impunité et corruption enracinée ;
- Tensions sociales récurrentes entrainant la chute de l’économie ;
- Dilapidation des richesses ;
- Explosion des crises sociales et de l’insécurité ;
- Risque de coup d’Etat ;
Si la présidence de la République change de locataire à l’issue de la crise post-électorale en cours, plusieurs réformes profondes sont envisagées :
- Formation d’un gouvernement d’union nationale
- Refonte de la Constitution ;
- Institution du fédéralisme libéral ;
- Compétitivité de l’économie (amélioration du climat des affaires, des infrastructures, de l’énergie, du cadre légal des affaires, etc.)
- Relèvement du SMIG pour meilleur pouvoir d'achat
- Bonne gouvernance (reddition des comptes,
- Réforme des institutions de l’Etat (assemblée national, carte administrative, système politique, système électoral, système scolaire, système économique et industrielle, révolution agricole)
- Lutte contre la gabegie, la corruption, le tribalisme, le chômage, le clientélisme ;
La crise post-électorale devrait imposer aux parties la tenue d’une dialogue national inclusif où les principaux acteurs seront le président Paul Biya, Issa Tchiroma Bakary, les leaders des partis politiques représentatifs, la société civile et une équipe de médiateurs neutre.
Le dialogue national inclusif
Telle que la paralysie de la société est partie, seul un dialogue national inclusif est nécessaire pour sortir de la crise. Le dialogue national inclusif doit se faire sur la base des principes équitables :
- Ouverture de contact entre Paul Biya et Issa Tchiroma
- Constitution de l’équipe de médiateurs (religieux, avocats, leaders traditionnels, membres de la société civile)
- Présentation des parties prenantes au dialogue national inclusif (Paul Biya assisté de cinq accompagnateurs, Issa Tchiroma accompagné de cinq accompagnateurs, Candidats à l’élection présidentielle, médiateurs, représentants des organisations internationales accrédités entant qu’observateurs à Yaoundé) ;
- Communication des objectifs et des attentes du dialogue national inclusif ;
- Elaboration et promulgation des lois de la transition ;
- Formation du gouvernement d’union nationale ;
- Déroulement du calendrier électoral consensuel ;
- Fin du mandat de la commission de médiation.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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