Me Yondo Black (1938 – 2025 devait voir l’aboutissement du combat en cours pour le changement avant de partir ! Il a combattu le bon combat. Que la terre de nos ancêtres lui soit légère.
Malheureusement l’avocat ne verra donc jamais le combat de sa vie, celui qu’il mène depuis 1990. C’est tellement triste, compte tenu de sa détermination et des épreuves qu’il a essuyées.
Me Yondo Black, un homme de dignité, un patriote à la foi inébranlable, un homme qui ne reculait pas face au déni de ses convictions fait partie de la génération des combattants pour le multipartisme obtenu en 1990.
« Les jeunes doivent savoir que si le multipartisme naît et se déploie au Cameroun, c'est grâce à sa bravoure en compagnie de Henriette Ekwe, Anicet Ekane... Par la suite, cet avocat très prospère à l'époque, sera pratiquement ruiné par le pouvoir afin de le punir pour avoir osé », témoigne Benjamin Zebazé dans un billet sur Facebook.
« Offrande au jour rêvé qui se lèvera bientôt et nous chanterons Yondo ! Yondo Madengue Black ! Oura ! Il a vu la terre promise, mais hélas, n’y entrera pas. » Me Yondo Black a défendu Issa Tchiroma Bakary dans son procès devant le tribunal militaire en 1984.
« Je sais que tu sais / Que rien n'est fini ici », écrit Maurice Kamto dans un hommage poétique à son confrère.
« Ceux qui doivent nous quitter au plus vite s’obstinent à obscurcir l’avenir de nos enfants après l’avoir fait pour nos grands-parents, nos parents et nous-mêmes, regrette un internaute ».








