Maroua, ce que le président candidat Paul Biya a raconté aux populations étouffe les Issa Tchiroma ?

Maroua, ce que le président candidat Paul Biya a raconté aux populations étouffe les Issa Tchiroma ?

#Komiaza.com – Maroua c’était la magie ! Personne n’avait su que le grand poster géant va enfin rentrer au magasin pour laisser la scène à l’homme lui-même. Paul Biya (Photo : Prc.cm) est sorti du palais d’Etoudi, il est entré dans l’avion, il s’est rendu à Maroua, les gens l’ont vu et dansé avec lui pour le prochain septennat. Il est venu pour baratiner les gens du Grand-Nord réunis dans un stade de courses de chevaux. Les gens de Maroua étaient tellement content de le découvrir sur ses deux pieds jusqu’à ce qu’ils lui ont donné un cheval, 50 bœufs, deux dromadaires, la peau de crocodile –même comme on dit que si quelqu’un tue le crocodile on l’arrête pour jeter en prison-là, les tapis, la ceinture, même les pagnes pour son épouse.

Les gens ont dansé et passé le défilé devant le Vieux. Paul Biya mangeait le chewing-gum en les regardant que « ouais ! Comment les gens peuvent se cacher dans la brousse pour raconter comment ces gens m’ont boycotté ? » Avant ça, le président-candidat a fait la revue des troupes, sur une petite distance de moins de 100 mètres, dans la voiture : un vieux c’est un vieux ! Il ne peut plus jouer les jeux d’enfants. Mais il y a certains vieux qui ont la malchance, on leur rappelle tout le temps qu’ils sont déjà vieux. Personne ne peut nous dire comment le président de l’Assemblée Nationale, le Très Honorable Cavaye Yguié Djibril doit se sentir depuis hier-là. On lui a retiré la parole là-bas parce qu’il est vieux. Ça pouvait être son dernier discours sur la place publique, et les gens lui ont quand même fait ça ! On dit qu’il arrêtait le vent ! On ne comprenait rien dans le vent-là ? Tu imagines l’avenir d’un enfant qui fui l’école pour aller boire le bili-bili ? Vous imaginez les dégâts sociaux causés par enseignants qui négligent leur travail parce qu’ils se mêlent de la politique ? Vous n’imaginez pas les gens du RDPC entrain de déchirer le bulletin blanc en lieu et place du bulletin jaune? Le père-là parlait sérieusement. Quel vieux n’a pas de problème de mémoire ?

Quand Paul Biya parle à Maroua, il fait comme s’il parle au Cameroun tout entier. Mais ce qui dérange-t-il y a certains noms qui ne sont pas sortis de sa bouche. Du coup on pense qu’il se rendra à Bamenda ou à Kumba pour demander aussi aux gens-là que les ambazonia ont meurtris de ne pas perdre espoir car on est ensemble pour lutter contre les fléaux qui minent le pays.

« Malgré les difficultés du quotidien vous êtes avec moi ! »

Paul Biya a dit que les gens de l’Extrême-Nord sont d’une autre planète.  Que même comme ils souffrent n’importe comment, il lavent leur cœur pour être avec lui. Que même comme les gens leur racontent n’importe quoi sur son dos, ils serrent leur cœur pour être avec lui. On ne sait jamais !

«Malgré les augures mensongers, les calomnies, les affabulations (…) Vous êtes restés solides comme des rocs, dans votre engagement à mes côtés. Vous êtes restés constants dans votre soutien à mes efforts pour faire de notre cher et beau pays le Cameroun, une terre de paix et de prospérité. »

« Je suis venu vous parler, à cœur ouvert »

Comme les gens racontent trop de mauvaises choses sur le nom de Paul Biya, il a fallu que lui-même prennent ses pieds pour venir parler aux gens de l’Extrême-Nord. Ce n’est pas parce que certaines promesses n’ont pas été tenues que les gens vont faire ils tournent leur cœur. La vie est dure ! C’est pour ça qu’un artiste a chanté que « la vie est dure à Yaoundé/ je rentre-moi à Maroua ». Il a eu raison, car au village il y a la terre à cultiver pour fuir le chômage qui est un fléau mondial.  Quand tu cultive la terre tu as au moins de quoi nourrir tes intestins. Et quand le cerveau demande sa part le vendre doit lui dire take calm, massa.

« Nous allons faire preuve de plus d'inventivité et d'ingéniosité pour faciliter l'insertion socio-économique et l'auto-entrepreneuriat de nos jeunes compatriotes (...) Aucun jeune, qu'il soit diplômé ou non, ne sera laissé au bord du chemin.»

Voilà un très bon projet de société pour le septennat des « Grandes Espérances ». Le président Paul Biya a déjà vu là où si un jeune entre dedans il va puiser l’argent avec le seau. Il s’agit de l'agriculture, de l'élevage, de l'artisanat, du numérique et du développement technologique. Les longs-longs crayons-là. Si chaque jeune camerounais devient auto-entrepreneur, le pays aura beaucoup d’argent des impôts et les routes seront goudronnées, l’eau sera creusée partout dans le pays, les filles qui n’ont pas de mari auront les maris, les jeunes qui disent qu’ils ne peuvent pas se marier par manque d’argent auront l’argent pour doter une ou plusieurs femmes. Le Cameroun va encore courir derrière la Banque mondiale et la BAD pour le prêt d’argent?

« Il nous faut davantage de femmes à tous les niveaux de responsabilité. »

Professeur Viviane Biwole venez entendre ça ! C’est pour dire que si Paul Biya reste Président de la République  le tour-ci il peut nommer une femme Premier Ministre ou Ministre de la Défense ou Ministre de l’Administration territoriale ou ministre des Finances ou Directeur du port de Kribi ? Est-ce que Paul Biya peut laisser une femme devient président de l’Assemblée Nationale ? Même le simple poste de maire de la ville-là, il a laissé quelle femme l’occuper ? Même le simple poste de gouverneur de région, il a laissé une femme l’occuper ? Quand le président Paul Biya dit ce qu’il a dit à Maroua-là, certains vont lui demander que « depuis les autres septennats pour quoi vous n’avez pas bien arrosé les femmes ? » D’ailleurs toutes les femmes dont il parle sont des mères. D’autres ont les enfants qui ne travaillent pas ; les enfants des autres travaillent là où ça ne les méritent pas. Ce n’est pas parce que la femme rentre du travaille elle prépare la nourriture qu’on ne doit pas lui donner un grand poste !

Paul Biya a dit que les hommes qui tapent leurs femmes-là doivent se méfier de lui. Que les gens qui tuent leurs femmes rien ne leur fait-là vont voir avec leur yeux. Qu’ils tentent encore leur maman-là avant de voir ce que la justice va leur faire. On ne dit pas la justice du quartier, on parle de la justice des gens justes. Il a dit qu’il va faire en sorte que désormais les tribunaux résonnent normalement partout dans le pays-ci. Il ne parle pas comme ça pour que les femmes pensent qu’elles peuvent faire n’importe quoi à leurs maris hein. Chaque femme doit bien serrer son oreiller.

« Nous sommes un peuple courageux, ingénieux, travailleur et solidaire. »

Même si les Camerounais voteront pour chasser Paul Biya d’Etoudi, il ne faudrait jamais oublier que les gens parlent trop dans ce pays jusqu’à oublier que le Cameroun c’est pour nous tous. Personne ne doit quitter de la France pour venir le construire à notre place. Ce qu’on a commencé il faut savoir l’apprécier et prier Dieu qu’il donne la force et la santé on continue avec.  Les routes sont en chantier. Les gens pensent qu’on ne fait rien parce qu’il y a beaucoup de chantiers et pas assez d’argent. Les gens pensent qu’on ne fait rien parce que les gens qui sont sur les chantiers se vantent un peu trop avec l’argent qu’ils mangent en désordre, sans donner pour les gens autour d’eux. Mais dans tous les cas on fait des efforts, même pour l’électricité, même pour les écoles et les universités d’Etat. N’est-ce pas on a déjà donné un bus à l’Université de Dschang ? N’est-ce pas Famawa a donné pour l’Université de Maroua ? Les cop’s-là, vous ne voyez pas quoi ? Les gens auront tout jusqu’à dire qu’ils ne savaient pas que ça pouvait être possible au Cameroun. Il y a des équipes et des projets miracles qui arrivent pour les Septennat des Grandes Espérances.

« Nous nous sommes battus au cours des dernières années pour mobiliser les financements nécessaires. Ces efforts ont finalement été couronnés de succès. A date, les entreprises chargées de l'exécution des travaux ont été sélectionnées et ont entamé leur déploiement sur le terrain. Les travaux vont enfin pouvoir démarrer. »

Un pays ne se construit pas comme la maison d’un mbenguiste, c’est un processus qui peut être parfois trop long. C’est la chose de tout le monde et on met beaucoup de moyens. Donc, ceux qui parlent n’importe comment-là, parlent de ce qu’ils ne maitrisent pas. On ne ramasse pas l’argent des grandes réalisations dans la rue, mais auprès des banques. Et vous pensez que les banques-là donnent leur agent à tout le monde ? C’est pour ça que même au niveau de nos mairies certaines sont carrément à terre. Il y a des hôpitaux de références avec un plateau technique dernier cri partout dans chaque région de ce pays. Même comme certains continuent sans avoir honte, dès qu’ils ont une petite grippe, à fuir pour aller se soigner à l’étranger. Cette pratique va finir. Parce qu’elle sabote les grandes réalisations du Président de la République.  

« Ma détermination à vous servir demeure intacte. »

Oui Paul Biya a commencé quelque chose avec nous depuis 43 ans et il faut qu’on termine la chose-là. Les gens sont pressés pour aller où ? Si en étant pressé comme ça quelque chose faire le Cameroun ils vont dire que quoi ? Le Septennat des Grandes Espérances c’est pour tout finir. Oui ! « Je vous invite à vous joindre à moi pour poursuivre cette belle aventure que nous avons commencée ensemble : la construction de ce Cameroun uni, prospère, démocratique et stable auquel nous rêvons tous. »

Paul Biya demande le soutien des gens parce qu’il y a des gens qui veulent arracher sa chaise. Ils n’ont pas l’argent, mais c’est comme les traitres sont entrain de les soutenir à dépasser le président candidat. Issa Tchiroma Bakari c’est le chef, c’est lui qui veut le plus la chaise de Paul Biya. Un enfant que tu as nourri, élevé, fait de lui quelqu’un se lève un matin pour chercher à te chasser de ta maison pour occuper ta chambre. Ce n’est qu’au Cameroun que les citoyens-électeurs peuvent accepter cela. Il y a les pères qui vivent jusqu’à oublier que les autres doivent vivre aussi ? Dieu avait fait son monde de sorte que je nais enfant, je grandis en devant fort et vigou… après je vieillis en devenant encore en…. Quand je suis enfant ce sont mes … qui s’occupent de … quand je deviens adulte je prends ma vie en …. Quand je deviens vieillard ce sont les autres qui s’occupent de …

Augustin Roger MOMOKANA