« Rendons hommage à nos tuteurs et tutrices qui nous ont pris comme leurs propres enfants. »

« Rendons hommage à nos tuteurs et tutrices qui nous ont pris comme leurs propres enfants. »

#Komiaza.com - Le 3 septembre 2025, à la demande du forum les Ethnies et Cote d’Ivoire et d’Afrique, de nombreux internautes ont rendu hommage à leurs parents adoptifs, à leurs familles d’adoption.

« Pour celui qui se rappel de la famille Sanogo à Dioulabougou ou quartier Liberia à Gagnoa dans les 80 à 92 chaque année mes parents accueillaient beaucoup d'enfants bété qui venaient fréquenter à Gagnoa ville », se souvient Ibrahim Sanogo.

A travers de courts messages, mais des messages chargés d’émotions, ces  internautes qui, à un moment donné de leur vie, ont bénéficié de l’encadrement d’un membre de la famille ou d’un inconnu ont exprimé leur  gratitude aux bienfaiteurs.

«Si je pouvais changer de nom encore j'allais justement prendre le nom de famille de mon tuteur et ma tutrice ma mère. Vraiment les mots me manquent. Je ne saurais les remercier.»

Moussa Doumbia n’est pas le seul à laisser couler son cœur pour en guise de reconnaissance et d’hommage à la famille DIABY, particulièrement à SAMATIGUILA au quartier Karamokosena.

Eddy Dapa quant à lui implore le Bon Dieu afin qu’il n’oublie pas les familles qui l’ont accueilli, hébergé et nourri tout au long de son cursus scolaire : « Que le seigneur se souvienne des familles qui m'ont accueilli pendant mon cursus scolaire », écrit-il. Quelle émotion !

Malheureusement, l’ingratitude a ravagé les cœurs. Tout le monde vit à l’occidental. Ce qui considérablement dilué la solidarité africaine. De nos jours, il est impensable de voir un enfant qui accepte de vivre chez un oncle ou tante, tout comme il également est difficile de voir un frère du village accepte d’ouvrir sa porte au cousin.

« Malheureusement beaucoup d'entre nous sommes ingrats, certains ont réussi mais ne peuvent même pas passer ne serait-ce qu'une seule fois dire bonjour et se souvenir qu'il a été son tuteur voir même une partie de son succès », constate Dianda Kadré.

De plus en plus, pour se faire pardonner, l’on évoque les temps qui sont difficiles, la vie qui coûte chère, les comportements de plus en plus répréhensibles, le goût de la liberté et l’envie de ne pas être sous la pression d’un parent.

Pourtant, l’initiative de Ethnies de Côte d’Ivoire et d’Afrique se perpétuer, et conduire à un acte concret : la journée africaine de la solidarité. Une journée au cours de laquelle les personnes rendent visite ou redécouvrent les familles qui les ont adoptées.

Augustin Roger MOMOKANA