#Komiaza.com - 300 millions FCFA pour doter la ville de Dschang d’un Marché de Viandes aux standards de ce qui est réalisé dans les grandes métropoles occidentales. Ce marché en construction est situé derrière l’immeuble rose, au marché B. Le marché attribué par appel d’offre national et non de gré à gré fait l’objet de balivernes distillés par des individus parce jaloux de Dschang.
Après la visite guidée du chantier du Marché de Viandes de Dschang organisée samedi 20 septembre par l’acteur de développement André TIOMO, Komiaza partage avec ses lecteurs les contours des deux projets portés par ce fils de la diaspora française dont l’ambition est de contribuer à faire de Dschang une ville émergente. Premier arrêt, le Marché de Viandes de Dschang.
« J’avais été informé de ce qu’on va lancer ce marché dans le cadre du marché de viandes de Dschang. »
La mairie de Dschang a eu l’occasion de bénéficier de financement de la BAD et du FEICOM pour construire des étals pour faire ce qu’on appelle le marché de viandes. André TIOMO est un globe-trotter et a une parfaite connaissance de ce qui se fait ailleurs aussi bien en Europe, en Amérique qu’en Asie.
Ainsi, André TIOMO décide dont de soumissionner, mais avec l’ambition de proposer des amendements au projet initial pour en faire un vrai marché de viandes. Parce que l’esprit de base dans un marché de viande et de poisson est de dire que la viande ne doit jamais croiser l’usager qui la consomme. La viande sera dans une vitrine réfrigérée. Le client indiquera au boucher la partie qu’il souhaite acheter et c’est exclusivement cette partie que le boucher prendre pour servir la qualité demandée. Avant de proposer les modifications, il a fallu étudier d’abord le site, optimiser l’occupation du sol.
Le marché de viandes de Dschang ne sera pas un vulgaire comptoir où le vendeur se rit de l’acheteur. Non ! Les machines de pesée seront normalisées. Il n’est pas question de construire un aussi grand ouvrage et laisser chacun faire ce qu’il veut comme il veut. Tout sera normés, mais selon les prix en vigueur au Cameroun.
« Vous avez un point de départ sur 100 millions, et vous rêvez d’un truc de 300 millions FCFA. »
Le Marché de Viandes de Dschang est une gigantesque infrastructure sur 1500m² pour un coût de 300 millions FCFA financé par l’Etat du Cameroun à travers le FEICOM et la Commune de Dschang à travers son partenaire STUDY-UP ENGINNEERING. Grâce à ce partenaire, le projet initial qui consistait à doter trois Communes de l’Ouest : Foumban, Bandjoun et Dschang en hall de 20 étals de vente de viandes, un bureau, une toilette ; le tout sur 220 m² avec une dotation de 100 millions FCFA (dont 90 millions financé par la BAD et 10 millions par le FEICOM) a donc été revue et redimensionné comme susmentionné.
L’infrastructure comprend : 30 boutiques de bouchers, une grande boucherie, une grande chambre froide, des bureaux, un restaurant, un espace grillades, une salle multifonctionnelle pour les réunions, les formations et les cérémonies festives, des WC y compris pour les personnes à mobilité réduite, un monte-charge pour faciliter aux personnes à mobilité réduite l’accès à l’étage, des salles de bain pour les bouchers, un espace pour garage.
Pour sa fonctionnalité, un groupe électrogène de 66 kva, les panneaux photovoltaïques et l’énergie ENEO sont prévue pour se succéder de manière à garantir l’énergie en permanence dans ce marché exigeant. Il s’agit de faire en sorte que ces différentes sources d’énergies se relayent en permanence. En plus, la viande sera chargée dans de voitures appropriées depuis l’abattoir et une fois ici, elle suivra un circuit règlementaire.
« A la date d’aujourd’hui, nous avons reçu 17 millions, mais nous avons déjà mis 110 millions dans le projet. »
Rendu à près de 55% de l’exécution du marché, un problème se pose, mais qui en réalité n’en n’est pas un. L’argent n’est pas un problème, puisque le redimensionnement impose à la mairie de Dschang de trouver les 200 millions complémentaires. Si ses démarchent trainent, l’exécuteur a besoin d’un contrat qui autorise lui autorise d’aller chercher de l’argent auprès de ses partenaires.
Compte tenu du redimensionnement et d’autres problèmes, le projet dont la durée d’exécution initiale était quatre mois passe à plus d’un an. Finit il fera 30 boutiques au lieu de vingt. Les bouchers qui souscriront pour les boutiques bénéficieront d’une formation, de l’accompagnement technique pour s’arrimer aux normes qui seront obligatoire dans ce marché.
« Le Marché de viandes c’est un projet que nous faisons de cœur pour notre Commune. »
André TIOMO est un fils du département de la Menoua né à Dschang, qui a grandi et fait sa scolarité à Dschang, avant d’aller faire ses études à l’extérieure. Il porte ainsi la Menoua dans le cœur et a vu en ce projet une opportunité de s’impliquer pour doter Dschang d’une infrastructure aux normes et standards internationales. L’ancien Maire-Adjoint chargé des finances de la ville de Groslay en France et professeur d’unité ne fait pas dans la démagogie politique, il veut impacter et il atteindra son objectif.
Le projet Marché de Viandes de Dschang sera inauguré en janvier 2026. Le gros du projet a été fait. Puisque la dalle est déjà coulée, les boutiques de l’étage construites. Bientôt ce sera la phase de la charpente, puis de la toiture. Après quoi les travaux d’aménagement seront engagés.
« Vous êtes à Dschang dans la ville du porc, on va donc faire les saucisses de porc à Dschang »
Ce que l’on trouve d’extraordinaire ailleurs peut être dupliqué ici. Avant André TIOMO, de nombreux fils e la Menoua ont rêvé de contribuer au développement de notre territoire : Prof. Maurice TADADJEU, Dr Pierre Marie METANGMO, Dr SANOU SOBZE, Dr CHOUMELE, Sylvain DJACHE, Dr ASSADIO. Derrière chacun de ces noms s’élève une initiative qui contribue au rayonnement internationale du département de la Menoua.
En réalisant le Marché de Viandes de Dschang, en concrétisant le projet Menoua Beach le Prof. André TIOMO rentrera dans la cour de ces acteurs majeurs de l’émergence du département de la Menoua. Les deux projets, au-delà de leur fonction purement économique se présentent comme une attraction pour les touristes. Dschang sera non pas une curiosité au sens touristique du terme, mais également une source d’inspiration pour toutes les collectivités territoriales décentralisées qui voudront faire pareil.
« Je ne suis pas allé en France pour manger des saucisses »
Docteur Martin SANOU SOBZE (de regretté mémoire) avait l’habitude de dire qu’il n’est « pas allé en Italie pour manger de la pizza. » Il y est allé pour voler les connaissances nécessaire pour participer au développer le Cameroun. André TIOMO pourrait le paraphraser qu’il n’est pas allé en France pour manger des saucisses. Il y est allé pour prendre ce qu’il y a de meilleurs pour venir le dupliquer au Cameroun afin d’aider notre pays à se développe.
Si l’on a à Dschang un marché où les viandes seront bien disposées dans les caisses vitrée, dans des conditions d’hygiène strictes, où le client ne touche pas la viande, où le boucher est un connaisseur de viandes, alors ces précautions épargneraient les consommateurs des viandes avariées, et les commerçants des pertes dues aux mauvaises conditions de conservation des viandes.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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