Disparition des écosystèmes humides : Agrocom veut sauver ce qui reste du Lac 8 de Dschang.

Disparition des écosystèmes humides : Agrocom veut sauver ce qui reste du Lac 8 de Dschang.

#Komiaza.com - AGROCOM croit dur que avec des moyens nécessaires il est possible de restaurer le Lac 8 qui a déjà perdu plus de 80 pr cent de sa superficie.

Délégation départementale des forêts, délégation départementale de l’environnement, délégation département du développement urbain, délégation départementale de l’agriculture, Commune de Dschang, toutes étaient présentes jeudi 18 septembre 2025 au Lac 8  dans le cadre du projet de restauration dudit lac.

L’initiative portée par AGROCOM, une organisation de la société civile basée à Dschang ambitionne de stopper la disparition du Lac 8 victime  de l’exploitation des carrières de sable en amont d’une part, et des appétits sans fin des populations en quête de terrains d’habitation d’autre part.

Pour une première initiative, AGROCOM et ses nombreux partenaires dont les associations ASEL et Green Impact  ont procédé au planting des raphiales sur le périmètre du lac. Il s’agit d’une espèce végétale qui a cette particularité non seulement de capter l’eau, de préserver la nappe phréatique, mais également de purifier l’eau de manière à favoriser la vie  aquatique notamment celle des poissons.

Le professeur Emile TEMGOUA, 1er Adjoint au Maire de Dschang a loué l’initiative de l’association et martelé qu’elle doit se poursuivre et de manière coordonnée, impliquant les populations riveraines et les habitants du village Toutsang où cet écosystème est localisé. Les populations ont noté le réchauffement climatique lié à la destruction de ce lac qui non seulement était un plan d’eau sur 1 hectare, mais était bordé d’arbres qui distillait de la fraicheur, se démarquait par un microclimat fort apprécié par les gens de la ville qui venaient y prendre de l’air.

Le lac 8, a appris Komiaza, est le dernier d’un ensemble de huit étangs construits par l’ingénieur agronome Marcel LAGARDE dans les années 30 à l’effet de vulgariser la pratique piscicole dans la région Bamiléké. Malheureusement, ce « survivant » fait l’objet de multiples convoitises, notamment des personnes à la recherche de lotissements pour l’habitat. Ainsi, l’on peut constater que 80% de la surface qui constituait le plan d’eau a été remblé et des fouilles réalisées à l’effet d’y édifier des fondations.

Mais si l’action des bâtisseurs a été stoppée, aucune mesure n’a été prise par les autorités pour restaurer le lac. Ce qui maintient cet écosystème en état de vulnérabilité. En déployant AGROCOM, Guillaume TCHUINDJANG est convaincu que non seulement le lac sera sauvé et restauré, mais que l’action qui vise les montagnes alentours, notamment celles faisant office de carrière de sable seront sauvegardée. Cela évitera les risques et catastrophes auxquels elles exposent les riverains, les habitants du quartier Signal en l’occurrence.

Augustin Roger MOMOKANA