Cameroun : jeter les fabricants de faux vins à kondengui ou les accompagner dans leur business ?

Cameroun : jeter les fabricants de faux vins à kondengui ou les accompagner dans leur business ?

#Komiaza.com - Quand chaque fois vous les arrêtez pour jeter en prison comme ça, vous gagnez quoi ? Vous ne pouvez pas couper un peu sur les argents que les gens ont détourné on les a arrêté ils ont remboursé là pour financer leurs sociétés pour les sortir des herbes ? Est-ce que pour boire le bon vin on doit toujours aller acheter ça en France ou en Italie? Même si c’est l’avion il y a les gars au quartier qui peuvent aider le Cameroun à fabriquer sa part !

 La vie au pays est difficile. Alors on fait comment ? On va brûler les faussaires jusqu’à quand ? On dirait que les arrestations suivie de l’incarcération des uns ne freinent pas les ardeurs des autres. En faisant comme ça notre part d’industrialisation viendra quand ? On a interdit aux gens de fabriquer les armes artisanales, alors qu’on devait seulement identifier tous les fabricants-là et leurs donner des subventions et des commandes afin de les pousser à améliorer leur productions pour que progressivement le Cameroun ait sa part d’industrie de l’armement.

Récemment, on a remis sur les réseaux sociaux l’affaire du démantèlement de l’usine clandestine de production du faux vin de palme Matango - produit à l’aide du Manioc à Ndogsimbi dans la ville de Douala. On arrête les gens on ne donne jamais leurs noms ! Si on veut vendre quelqu’un on donne une fois le prix et on indique où il sera accroché. Faut pas faire comme cet homme et cette femme qui s’enferment dans la chambre, balance leurs vêtements à tort et à travers jusqu’à si la tornade fracasse la porte l’eau emporte les caleçons et le soutien.

Bien avant cela de nombreux autres démantèlements ont eu lieu dans ce même pays. Des fabricants de liqueurs. On arrête les uns, les autres sortent du champ. C’est même quoi avec vous non, man ? Il n’y a que les clandos des médicaments qui sont très dangereux. Jusque-là, si on les tient bien, ils peuvent faire quelque chose jusqu’à on applaudit. Il faut apprendre à encadrer les génies. Ça ne sert à rien de jeter tous les gens qui se débrouillent malhonnêtement à New Bell. Il y en a parmi eux qui font ce qu’ils font parce qu’ils ont supplié partout qu’on les écoute et personne n’a cru en eux.  

Si l’on change de fusil d’épaule, forcément le Cameroun aura dans un délai record ses propres fusils, ses propres whisky, ses propres médicaments, ses propres vins rouges. Tentez et vous verrez si je mens. Il y a parmi ces gars dans le clando de vrais patriotes équipés du bon savoir-faire. Ils ne demandent qu’à être encadrés et financés pour faire le miracle.

Entre jeter les faux fabricants de vin à kondengui et les mettre dans la prison de l’industrie vrai-vrai ? Mon cœur me dit qu’il faut les mettre dans la prison de l’industrie vrai-vrai. Jeter ces gens en prison ne nous apporte rien, rien du tout. Parce que la plus part des gars qui font dans le clando ont un savoir-faire, mais manquent d’écoute, d’accompagnement et de conseils. Ils sont débordés par un environnement où on demande aux gens de créer, sans leur donner les moyens nécessaires pour créer et développer leurs produits.

La fabrication des armes, la fabrication des liqueurs, la fabrication de médicaments sont des techniques disponibles. Comment au XXIe siècle les gens n’arrivent pas à se demander comment la France, l’Italie, l’Espagne ont fait pour devenir des leaders du marché mondial du vin ? Les gens ne se demandent pas si la Suisse a interdit la fabrication artisanale de montres avant d’avoir une industrie de montres aussi développée ? On aura toujours l’industrie d’importer pour consommer ?