#Komiaza.com – La journée du 22 août sera cruciale pour l’avenir politique du Cameroun dont l’élection présidentiel a lieu le 12 octobre prochain. Le RDPC avait-il prévu le schéma ? Quoi qu’il en soit, l’opposition politique est sur l’offensive après l’introduction le 18 août par devant le Conseil Constitutionnel, par le candidat Me AKERE TAMBENG MUNA, d’une requête aux fins de la disqualification de Paul Biya, en vertu de l’article 118 du Code électoral qui dispose que : « sont inéligibles les personnes qui, de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance ou d’intelligence vis-à-vis d’une personne, d’une organisation ou d’une puissance étrangères ».
L’objet de la saisine du Conseil constitutionnel
A la requête du candidat AKERE TAMBENG MUNA, deux audiences sont prévues au siège du Conseil constitutionnel sis au palais des congrès de Yaoundé. La première audience, le 21 août, porte sur les « requêtes liées aux contestations de la couleur, sigle et symbole ». Les bulletins de certains candidats prêtent à confusion. La deuxième audience, le 22 août, porte sur l’inéligibilité du candidat BIYA Paul. Elle a été introduite par AKERE TAMBENG MUNA.
Se fondant sur la situation du candidat BIYA Paul qui n’a donné aucun signe de vie depuis la convocation du corps électoral, le candidat AKERE TAMBENG MUNA demande sa disqualification. Il agit par publication ou par représentant. Face à la contestation de sa candidature par un membre du RDPC, le parti dont il est le « candidat naturelle », il s’est fait représenter. Ce qui inquiète les Camerounais soucieux de confier le destin de leur pays à un chef valide et bourré d’énergie pour pouvoir assurer la fonction présidentielle très exigeante.
L’argument sur la situation de dépendance du candidat BIYA Paul.
Selon la requête de AKERE TAMBENG MUNA, « l'article 118 doit s'interpréter à la lumière de ce principe fondamental : un candidat placé sous influence permanente, qu'elle soit médicale, politique ou administrative, ne peut valablement prétendre incarner la souveraineté nationale. Le régime des tutelles en droit privé trouve ici son exact pendant public. » Ceci étant, le Conseil constitutionnel est dans son devoir de constater l’inéligibilité du candidat BIYA Paul à l’élection présidentielle du 12 octobre, car sinon il expose la République et l’Etat du Cameroun à toutes sortes de menaces et risques, en favorisant « une gouvernance par procuration. »
L’attente de la partie plaignante
Un président en capacité physique peut-il s’absenter aussi longtemps que Paul BIYA ? En effet, le palais présidentiel a été transformé en lieu de consultations et de mobilisation des forces vives en vue de la réélection du Président Paul Biya. Ces meetings sont organisés en son nom par le Secrétaire Général de la Présidence de la République assisté de quelques proches collaborateurs et de deux portraits géants du Président de la République.
La requête du candidat AKERE TAMBENG MUNA demande donc au conseil de demander la comparution physique du candidat BIYA Paul à l’audience ; qu’il produise son dossier médical actualisé établi par une commission d’experts indépendants et pluridisciplinaires ; que soit vérifiée sa capacité à assurer personnellement la souveraineté du Cameroun.
En conclusion
Au cas où le candidat BIYA Paul ne pourra pas déférer personnellement à la convocation du Conseil constitutionnel, les juges statueront sur son inéligibilité. Le parti politique concerné disposera de trois (3) jours, en vertu de l’article 128 du Code électoral, à la désignation d’un candidat de substitution remplissant toutes les conditions d’éligibilité.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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