#Komiaza.com - « En cas de contestation des résultats de bureaux de votes devant la commission administrative de recensement des votes, seuls les résultats de ELECAM seront pris en considération et vous n’aurez aucun moyens de les contester (…) Vous avez, tous les 11, la solution de ce que tous les Camerounais attendent. Cette proposition est sans aucun risque pour la vie de nos compatriotes dont les manifestations ont souvent été ensanglantées comme en 2008 ».
Dans une adresse via sa page Facebook, Me Christian NTIMBANE BOMO, avocat au Barreau de Paris, invite les 11 candidats de l’opposition retenus pour l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 à boycotter le scrutin en vue d’obtenir des élections équitables, justes et transparentes.
L’Avocat part des réalités des lois actuelles, notamment le rôle du Commission nationale de recensement des votes composés des fonctionnaires (Magistrats, des fonctionnaires du MINAT et des Représentants d’Elecam), et de l’absence du recours de contestation des résultats devant le Conseil constitutionnel dont la Constitution dit que les décisions sont inattaquables.
« En allant à cette élection aucun d’entre vous, même dans le cadre d’une candidature consensuelle, ne sera déclaré vainqueur à cette élection. Même si les résultats dans les bureaux de vote vous seront favorables. Une chose est de gagner l’élection, une autre chose est de prouver votre victoire. Car, en l’état actuel de notre code électoral les résultats des votes à l’élection présidentielle sont comptabilisés définitivement par une commission ad hoc administrative dénommée commission nationale de recensement des votes composée essentiellement des fonctionnaires du ministère de l’administration territoriale, des Magistrats fonctionnaires qui le président, des représentants d’Elecam. Les représentants des partis politiques ne jouant que le rôle de simples figurants. »
Aussi, Me Christian NTIMBANE BOMO propose donc aux 11 candidats retenus de rédiger un mémorandum pour poser un certain nombre d’exigences préalables à la tenue de l’élection présidentielle du 12 octobre. Exigences qui, si elles ne sont pas remplies, laisseront Paul BIYA participer seul à l’élection présidentielle.
L’Avocat propose aux candidats de l’opposition de « rédiger ensemble et simplement, au cours d’une rencontre des 11, un mémorandum conditionnant votre participation commune à cette élection. Vous demanderez donc :
- L’adoption immédiate d’un code électoral consensuelle prévoyant :
- L’usage du bulletin unique
- Le vote biométrique et électronique à l’aide des pouces déjà enregistrés à ELECAM ou par à la délégation générale à la sûreté nationale ;
- La Suppression pure et simple des commissions administratives de compilation ou de recensement des votes tant au niveau national que départemental qu’au niveau national ;
- La compilation des résultats et la proclamation des résultats provisoires par ELECAM ;
- La tenue d’une audience de contestation des résultats provisoires devant le Conseil constitutionnel en même temps que le contentieux sur la régularité des élections ;
- La nomination de nouveaux membres du Conseil électoral et des directeurs généraux d’ELECAM sur une base consensuelle ;
- La modification de la loi portant Conseil Constitutionnel et la désignation de nouveaux membres avec un mandat de 9 ans ;
- L’inscription automatique sur la base du fichier d’identité national de la Délégation Générale à la Sureté Nationale de tous les Camerounais ayant atteint l’âge de 20 ans ;
- Le report de l’élection présidentielle en mars 2026 en même temps que les élections municipales et législatives.
Le président Paul BIYA, face à votre entente, n’ira pas à une élection présidentielle seul face à lui-même, ce serait une honte. Ainsi il serait mis fin à cette longue tradition qui voudrait que l’opposition participe à l’élection présidentielle par simple formalité et non pas avec la ferme conviction de pouvoir la remporter.
Me Christian NTIMBANE BOMO a vu son candidature à l’élection présidentielle rejeté par ELECAM. Alors, sans faire grand bruit il a décidé de livrer sa potion qu’il avait prévue de servir à la coalition des candidatas de l’opposition.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
Festival International Reconnection (FIR) : le rendez-vous des ancêtres s’installe à Dschang.
Du 5 au 8 février, l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang deviendra le centre de gravité d’une quête spirituelle et culturelle profonde, accueillant des délégations venues du Tchad et des États-Unis.
LIRE PLUS...







