Science : l’Ecole doit arrêter de bourrer les têtes pour proposer des solutions au chômage.

Science : l’Ecole doit arrêter de bourrer les têtes pour proposer des solutions au chômage.

#Komiaza.com – (consultez notre sélection photos au pied de l’article). L’école doit arrêter de bourrer la tête de nos enfants. Elle doit plutôt les doper de savoir-faire, de savoir-être et de savoir-agir. Le défi est énorme, mais il n’est pas impossible. Tout dépend de la volonté politique car les bénéficiaires, quant à eux, sont preneurs de toutes les opportunités concourant à leur épanouissement intellectuel et matériel.

Dans la thèse de Doctorat PhD en Science de l’Education qu’elle vient de soutenir à l’Université de Yaoundé I, Marie Céline NGOUNOUE tranche : l’école doit concourir au développement social. La chercheure met le pied sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) comme un exemple de curriculum sur lequel le décideur doit s’appuyer pour révolutionner la formation des enfants au niveau de l’enseignement secondaire général. 

Il convient de mettre un terme à cette politique surannée qui voudrait que ce soit dans les écoles de formation  ou à l’université que le « savoir-faire », le « savoir-être » et le « savoir-agir » s’acquièrent. Cette politique élitiste qui contrarie les objectifs de développement a assassiné de millions de jeunes camerounais Une politique. Car plus la moitié des enfants jettent leur cartable avant d’avoir terminé leur cycle secondaire. 

« L’incidence des Technologies de l’Information et de la Communication sur l’éducation entrepreneuriale des élèves dans l’enseignement secondaires générale au Cameroun. »

Qu’est-ce que l’intégration de l’enseignement des TIC dans les programmes scolaires a-t-elle apporté à l’émergence de compétences en entrepreneuriat des élèves des lycées et collèges? Marie Céline NGOUNOUE est déçue. Elles n’ont pas permis de créer des « aptitudes susceptible de contribuer à résorber le chômage des produits du système éducatif », constate-t-elle dans son travail de recherche. Parce qu’elles sont venus s’ajouter aux nombreux enseignements théoriques et fades servis dans nos lycées et collèges.

Aussi, la promotion de l’entrepreneuriat scolaire devient un impératif. Car il nourrit par des partenariats publics-privés, permet l’« accélération de la croissance économique » qui, à son tour, pourrait faciliter le financement de l’enseignement secondaire et par conséquent enclencher et soutenir l’accélération de l’émergence économique du Cameroun. 

En sa qualité de Développeur et Evaluateur des curricula, Marie Céline NGOUNOUE épse TCHIO se fait véritablement de gros soucis pour l’éducation entrepreneuriale des élèves du secondaire au Cameroun. Parce que soixante-dix ans après l’indépendance, il demeure que tout le monde va à l’école pour espérer trouver un emploi dans la fonction publique. La plupart d’enfants sortis de l’enseignement secondaire technique ont de sous emplois capables de nourrir l’homme. Par contre, leurs camarades issus de l’enseignement secondaire général non seulement sont sans emploi, mais aussi ils n’ont pas de compétences nécessaires pour créer des emplois.

« En tant que développeur  évaluateur des curricula, nous nous sommes dit pourquoi ne pas développer un curriculum sur l’entrepreneuriat scolaire lié aux technologies de l’information et de la communication visant à soutenir l’essor de l’économie numérique. Cette dernière étant perçue comme un moteur de croissance et une niche d’opportunités d’emplois pour la jeunesse », a expliqué la chercheure à komiaza.com. 

Marie Céline NGOUNOUE est convaincue que l’entrepreneuriat à l’école boostera le mental et la volonté des apprenants leur offrants des outils pratiques et les dispositions pour tirer le meilleur parti de leurs études, et  réduira ainsi la côte du chômage tout en renforçant la cohésion sociale. Il s’agit de transformer les plus jeunes en créateurs d’emploi.

« Le jury a trouvé que votre travail est un travail intéressant et d’actualité. Vous vous êtes appliquée sur la base d’une population satisfaisante de résoudre le problème de l’employabilité par les TIC. La soutenance a été interactive (…). Cela étant dit, le jury accepte votre travail, lui décerne la note de 16/20 et la mention ‘’très honorable’’ ».

Après avoir écouté, échangé et discuté avec Marie Céline NGOUNOUE, le jury composé de : Président : ONGUENE ESSONO Louis Martin (Professeur); Rapporteur : Maureen EBANGA TANYI (Professeur); Membres : NKELZOCK KOMTSIDI Valère (Professeur); FONKOUA Pierre (Professeur) et DJEUMENI TCHAMABE Marceline (Maître de Conférences) a fait de Marie Céline NGOUNOUE épse TCHIO Docteur en Economie de l’Education de l’Université de Yaoundé I.

Texte : Augustin Roger MOMOKANA

Photos : Robert KENFACK