Combats d’Afrique : la lutte contre les semences améliorées.

Combats d’Afrique : la lutte contre les semences améliorées.

Les OGM sont présents dans l’agriculture, l’élevage et l’agroalimentaire. Ainsi les nouvelles semences, semences génétiquement modifiées ou variétés de coton, de maïs, de soja, d’avocatiers, de tabac, de palmiers à huile, de boutures de manioc, les zébus, les aliments pour élevage sont à base des OGM.

Les semences améliorées, autrement appelées Organisme génétiquement modifiés (OGM) ont remplacé les semences traditionnelles aujourd’hui qualifiés d’improductives. Même si les OGM sont résistants aux insectes, il n’en demeure moins pas qu’ils les scandales qu’ils causent sont plus importants que leurs bienfaits. 

« Au cours des 25 dernières années, les scientifiques internationaux ont exprimé leur inquiétude sur le fait que l’utilisation de la technologie génétiquement modifiée/transgénique dans l’agriculture aura un impact négatif irréversible sur la santé des êtres humains, des animaux, des oiseaux et de l’environnement », ont déclaré le KRRS et Hasiru Sene, rapporte viacampesina.org.

Comme particularité, avec les OGM la récolte est abondante, mais la valeur nutritive des aliments est discutable, tout comme le risque de nouvelles maladies est élevé chez le consommateur. Ce qui favorise la résistance aux antibiotiques connus. Quiconque voudrait éviter les OGM ne devrait pas consommer un certain nombre de produits agroalimentaires dont le lait concentré et d’élevage.

Comme les semences OGM sont stériles, l’agriculteur doit retourner chaque année chez le semencier pour acheter de nouvelles semences. De quoi enrichir les sociétés multinationales semencières dont MOSANTO qui est à l’origine de cette invention. Il s’agit bien d’une économie qui ne prend pas en compte les aspects sanitaire des consommateurs, mais les soucis financiers et économique des investisseurs. L’industrie des biotechnologies agricoles ne décolère pas face à la poussée des mouvements de contestations paysannes.

« si le coton Bt a permis de lutter efficacement contre un ravageur majeur du coton, il a également entraîné le développement d’une résistance chez un autre ravageur et l’augmentation des populations de ravageurs non ciblés obligeant les agriculteur•rices à dépenser davantage en pesticides qu’avant l’introduction du coton Bt. » explique viacampesina.org.

Dans certains pays, notamment en Inde à partir de 2002, précisément dans le du Pendjab les OGM ont été en 2008 la cause de suicides de 125 000 producteurs parce que ayant créé une crise agraire conséquente à l’adoption massive du coton Bacillus thuringiensis (coton Bt). Ces plants qui ont fait rêver l’agriculteur pendant les premières années se sont transformés en cauchemar. Certains, à cause de l’investissement et des dettes ont décidé d’abréger leur vie.

Les OGM sont de trois ordres : les plantes transgéniques qui tolèrent les herbicides, les plantes qui résistent aux insectes, et les OGM empilés qui sont les deux à la fois ; et ils obéissent à une logique économique. Si l’industrie alimentaire coince les consommateurs, il sera obligé de solliciter les hôpitaux qui favorisent l’écoulement des médicaments produits par l’industrie pharmaceutique.

Les camerounais, comme de nombreux autres africains peuvent désormais comprendre pourquoi la résurgence de certaines pathologies. Les allergies, les AVC, les cancers, les diabètes et bien d’autres maladies qui menacent l’espèce humaines ont pour origine leurs plats. Ainsi les OGM sont réputés pour leur toxicité et leur résistance aux antibiotiques, de même qu’ils justifient la hausse des intrants.

Selon le site d’information ritimo.org, « Les cultures transgéniques nous réservent encore plusieurs décennies de débats sur les subtilités de leurs rouages scientifiques. Pendant ce temps-là, sur le terrain, des agriculteurs et agricultrices sont petit à petit dépossédé.e.s de leurs moyens de subsistance dans le Pendjab, à mesure que leurs cultures se volatilisent. Les familles de cultivateurs et de cultivatrices subissent de plein fouet l’instabilité du climat et le développement de la résistance des insectes aux différents traitements. Il est grand temps d’écouter les agriculteurs et agricultrices et de faire le nécessaire pour les aider à s’adapter. »

Afin de sauver l’Afrique des OGM, il est nécessaire de se mobiliser pour la revalorisation des semences ancestrales et le développement des engrais et pesticides verts. Cela passe bien évidement par le financement des pépinières et la mise à disposition des productions des semences ancestrales.  Par ailleurs, il est également déconseillé aux agriculteurs d’utiliser des herbicides dans leurs champs car, non seulement ils sèchent les herbes, mais ils les atteignent aux racines et détruisent certains nutriments du sol.

Augustin Roger MOMOKANA