#Komiaza.com – « Maurice Kamto, vous avez fait on a vu, maintenant les Camerounais attendent votre consigne de vote. Votre candidat sera plébiscité à 100 pr cent. »
Maurice KAMTO, le candidat du MANIDEM, n’est pas en lice pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain. Le Conseil constitutionnel (CC) a rejeté son recours ce mardi en séance 4 août, après les plaidoiries de lundi. La haute juridiction a confirmé ainsi la décision d’Elecam.
Même si Maurice KAMTO (Photo: CT) se retire maintenant de la politique maintenant, l’histoire le retiendra comme celui-là qui aura tout fait pour que le Cameroun connaisse une ère nouvelle. Malheureusement, le régime de Paul Biya avait verrouillé toutes les issues.
Selon Cameroon Tribune, « Les recours de Maurice KAMTO et Dieudonné YEBGA rejetés parce que non fondés ». La raison du rejet contredit donc celle d’Elecam qui avait justifié sa décision par la pluralité de candidatures d'investitures par le MANIDEM. Il faut dire que Dieudonné YEBGA a également déposé sa candidature sous le MANIDEM dont il avait été exclu en 2022 comme l’attestent des sources documentaires officielles
Le Cameroun est désormais réputée être une terre hostile au changement démocratique. Par son décision courageuse et héroïque, le Conseil Constitutionnel a fait plus de mal au Camerounais que 43 ans de pouvoir sous Paul BIYA. Ces papas n’ont aucuns soucis. Ils sont à l’abri du désespoir et du besoin. Mais pourront-ils interdire au professeur Maurice KAMTO de donner des consignes de votes aux Camerounais épris de changement ? les partisans de cette hypothèse ne doute de rien.
Au Cameroun, pour être candidat à l’élection présidentielle, il est nécessaire d’être présent dans les collectivités territoriales ou au parlement ; à défaut réunir 300 signatures des personnalités (élus locaux, chefs traditionnels de premier degré, membres du parlement et faire valider ces signatures par une autorité administrative. Ce qui rend impossible toute candidature indépendante.
Selon Mimi Info, « le rejet de la candidature de Maurice KAMTO par le Conseil constitutionnel a déclenché une scène de violence à l'ambassade du Cameroun en Belgique. Des Camerounais en colère ont exprimé leur indignation face à une décision qu'ils jugent incompréhensible. »
Les décisions du Conseil constitutionnel « ne sont susceptibles d’aucun recours ». Au sein du MANIDEM, l’on a accepté et digère la décision judiciaire. Certains parlent du « plus grand court métrage politique » jamais réalisé dans un pays normal.
Pour ceux qui ne le savent pas, le Conseil constitutionnel mis en place le 7 février 2018 comprend onze (11) membres. Trois (03) membres sont proposés pour six (6) ans par le président de la République, trois (03) par le président du Sénat, trois (03) par le président de l’Assemblée nationale et deux (02) par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Le secrétariat général est nommé par le Président de la République. Les membres du C C sont :
Président : Clément ATANGANA
Mme Florence RITA ARREY
MM. - Jean-Baptiste BASKOUDA
- Émile ESSOMBE
- Paul NCHOJI NKWI
- Sanda BAH OUMAROU
- Charles Étienne LEKENE DONFACK
- Ahmadou TIDJANI
- Adolphe MINKOA SHE
- Aaron LOGMO BELECK
Le membre Emmanuel BONDE décédé le 03 janvier 2025 n’a pas encore été remplacé.
Ajoutons qu’après l’annulation de la candidature de DZIPAN Hilaire Marcaire (Mouvement Progressiste) suite à la requête de dame Christine MOULLENDE formulée par devant le Conseil constitutionnel, seuls 12 candidats iront à l’assaut du palais d’Etoudi le 12 octobre.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
Festival International Reconnection (FIR) : le rendez-vous des ancêtres s’installe à Dschang.
Du 5 au 8 février, l’Alliance Franco-Camerounaise de Dschang deviendra le centre de gravité d’une quête spirituelle et culturelle profonde, accueillant des délégations venues du Tchad et des États-Unis.
LIRE PLUS...







