#Komiaza.com- véritablement, la première manche de l’élection présidentielle se joue ce lundi 4 août 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé. Elle opposera la Conseil constitutionnel au MANIDEM dont la candidature - professeur Maurice KAMTO- à l’élection présidentielle du 12 octobre a été rejetée par ELECAM pour multiple candidatures.
A quelques heures de ce rendez-vous historique, qui marque l’ouverture des audiences relatives aux recours introduits par les candidats rejetées, des voix s’élèvent vers le Conseil constitutionnel. Elles lui demandent de ne pas céder aux pressions du régime très préoccupé par la réélection de Paul Biya.
Les appels viennent des Camerounais de l’intérieur et de la diaspora. Du côté du Canada, des compatriotes ont pondu une déclaration où ils demandent au gouvernement ainsi qu’au parlement canadien de ne pas croiser les bras face à la « la grande dérive autoritaire » en cours au Cameroun.
« Le peuple camerounais, dans sa maturité et sa dignité, aspire à un changement réel et à la vérité des urnes. Il ne peut être tenu éternellement otage », écrit le Réseau des Camerounais Engagés du Canada pour la Démocratie et le Changement (RECADEC).
De manière subtile, cette déclaration est dirigée à l’attention du Conseil constitutionnel, afin que l’audience de ce lundi soit l’occasion pour lui d’accéder le recours du candidat Maurice KAMTO qui a été rejetée par Elections Cameroon avec la complicité du gouvernement dont les sorties ne cachent même plus. ce serait décrisper la tension qui couve et dont les velléités transparaissent dans « NO MAKE ERREUR » en vedette sur les réseaux sociaux depuis dimanche.
Pendant ce temps, le préfet du département du Mfoundi, NJIKDENG Emmanuel Mariel a quant à lui pondu un communiqué sommant les citoyens de ne pas se rendre au siège du Conseil Constitutionnel ce 4 août 2025, au risque de tomber sous le coup de sa décision visant à préserver l’ordre public, dit-il, menacé du fait des appels « à investir le siège » lancés par certains individus sur les réseaux sociaux. Ce faisant, l’administrateur civil viole d’une part la Constitution du 16 janvier 1998 fixe en son article 37 al.1 que « La justice est rendue sur le territoire de la République au nom du peuple Camerounais. », et d’autre part sur l'article 64 de la Loi N°: 2004/004 du 21 avril 2004 qui stipule que « Les débats ne sont pas publics, sauf en matière électorale et référendaire. Toutefois, les décisions du Conseil Constitutionnel sont rendues en séance publique. »
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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