Vie des communautés : on a demandé o gens si un couple de divorcés peut ensemble organiser le Ssi ?

Vie des communautés : on a demandé o gens si un couple de divorcés peut ensemble organiser le Ssi ?

#Komiaza.com - Le village est bien hein. Je suis au village aveuk un ami. On est allé boire lo dans la rivière. Lo-là était clair jouskaaaa! Tu es là dans les raphiales, tu entends les oiseaux qui pialent. Les moumouthes te mangent, mais kan tu coupes la feuille de taro pour boire une gorgée xa part tremper ton ventre jouska toi tu entends l’humidité de xa marcher sur la route du ventre.

La « Porte du paradis » s’ouvre à tous les enfants ki ont la foi en leurs origines. Si passkeu tu as mangé l’argent et joué la vie tu commences à dire keu les coutumes c’est koi, tanpit pour toi. Vous allez me demander ke je faisais koi au village jouska aller boire lo du marigot !

C’est pour jeter la pistache de la conférence que Yemba a organisé dimanche le 6 juillet kon est parti dire aux divinités de la Menoua de donner a force aux enfants ki ont décidé de faire une grande conférence international sur le baptême traditionnel africaine, précisément celui en vigueur dans l’espace Yemba. Le thème de la conférence cétè « un couple divorcé, ayant eu des enfants, a-t-il droit à la cérémonie de baptême africain ? » on veut komxa savoir si le couple là peut poser le nkan (poser les canaris) et  organier la cérémonie de Ssi.

La conférence été sur zoom. Pour venir dans la salle il fallait payer. Les participants étaient partout dans le monde. Certains ont profité pour apprendre un peu le yemba. C’est Olivier TAFOUEMEWE qui a organisé.  Il y avait bocou du monde en ligne jouska à la fin ils ne voulaient pas partir. Ils voulaient selman tuer les organisateurs aveuk les kestions. On a compris kil y a les gars ki aiment les traditions, mais kom ils nont pas kelkun ki va bien leur expliquer les choz, ils croient ke cè les movaiz choz.

Bocou de personnes ne connaissent pas l’équivalent du baptême chrétien dans les traditions bamilékés. Xa existe, maim kom les Blancs ont fait les gens ne demandent plus le cordon ombilical de l’enfant ! Les gens des hôpitaux-là gardent xa pour faire koi ?

Chez les bamiléké, kan l’enfant nait, on enterre son nombril dans la maison. Ensuite, on part planter son arbre au champ. On ne dit pas trop loin de la maison. Cè pouxa que avant il y avait beaucoup d’arbres autour des maisons.  On prend la terre sur les deux endroits-là on mélange et on frotte sur son front. Par la suite on donne un jujube kon va déposer sur la tête du lit de l’enfant… vous pensez ke cè koi ?

En dehors de xa, on attend l’enfant grandit un peu, et on pose son n’kan (canari). Et le canari dépend de si l’enfant-là est simple ou compliqué. Compliqué veut dire jumeau. Pour poser le n’kan du jumeau on sacrifie un bouc. On pose le n’kan komxa, on utilise tour à tour la poudre blanche et  la poudre d’acajou pour décorer le nkan. Après on met ramasse la terre là où on a fait tout cela, on fait une onction sur le front de l’enfant. Et pour finir on lui donne un jujube.

Augustin Roger MOMOKANA