Israël – Iran : l’essentiel pour comprendre le conflit israélo-iranien et ses conséquences.

Israël – Iran : l’essentiel pour comprendre le conflit israélo-iranien et ses conséquences.

M. Grok qui dit tout sur tout, en ce qui concerne l’actualité. Komiaza lui a posé un certain nombre de questions sur le conflit qui oppose l’Iran à Israël.  L’objectif est permettre à nos lecteur d’avoir une vue globale de la situation et des risques d’escalades que ledit conflit pourrait engendrer au-delà des partie directement impliquées.

 

Qu'est-ce que Israël perd s'il y a effectivement fermeture du détroit d'Hormuz?

La fermeture du détroit d’Hormuz n’entraînerait pas une crise énergétique immédiate pour Israël en termes d’approvisionnement, grâce à sa diversification des sources et ses réserves. Cependant, les conséquences économiques (hausse des prix de l’énergie, inflation, perturbations des chaînes d’approvisionnement) et géopolitiques (escalade militaire, tensions avec la Chine et les pays du Golfe) seraient significatives. Israël perdrait principalement en stabilité économique et en sécurité régionale, avec des risques de récession et de pressions internes accrues. Une telle situation pourrait également compliquer ses alliances stratégiques et exacerber les tensions avec ses voisins.

Cela aurait-il un impact direct sur le conflit israélo-iranien?

La fermeture du détroit d’Hormuz aurait un impact direct et déstabilisateur sur le conflit israélo-iranien, transformant une confrontation souvent indirecte (via proxies ou cyberattaques) en un conflit potentiellement ouvert et régional. Elle entraînerait une escalade militaire, des tensions diplomatiques accrues et un risque de guerre élargie impliquant les États-Unis et d’autres acteurs. Pour Israël, cela signifierait une menace accrue à sa sécurité, une pression économique et un défi stratégique pour maintenir ses alliances face à un Iran enhardi mais vulnérable aux représailles.

Quelles seraient les conséquences sur l'Iran?

Pour l’Iran, fermer le détroit d’Hormuz serait une arme à double tranchant : un moyen de pression spectaculaire à court terme, mais un désastre potentiel à moyen et long terme. Les conséquences économiques (effondrement des revenus pétroliers, inflation), militaires (représailles massives), diplomatiques (isolement accru) et internes (risque de troubles sociaux) dépasseraient largement les bénéfices temporaires d’une telle action. Cela intensifierait directement le conflit avec Israël, tout en exposant l’Iran à une coalition internationale et à un affaiblissement stratégique durable. Le régime pourrait survivre à court terme grâce à la répression et à la propagande, mais il s’exposerait à des pressions internes et externes qui menaceraient sa stabilité.

La menace de fermer le détroit d'Hormuz signifierait-elle un aveu de défaite face à Israël?

La menace de fermer le détroit d’Hormuz n’est pas un aveu de défaite face à Israël, mais une tactique de dissuasion et de démonstration de force dans un conflit asymétrique. Elle vise à compenser les faiblesses militaires de l’Iran par un levier économique et géopolitique. Toutefois, si l’Iran passait à l’acte sans stratégie viable pour gérer les conséquences, cela pourrait être perçu comme un pari risqué, voire désespéré, qui exposerait ses vulnérabilités et renforcerait indirectement la position d’Israël. Tant que l’Iran reste au stade de la menace, il conserve un avantage stratégique sans s’exposer aux lourdes représailles qu’une fermeture effective entraînerait.

Quels impacts de cette guerre en général et de la menace de fermeture du détroit d’Hormuz en particulier auront sur l’Afrique ?

La guerre israélo-iranienne et la menace de fermeture du détroit d’Hormuz auraient des impacts profonds sur l’Afrique, principalement à travers l’augmentation des prix de l’énergie, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et l’insécurité alimentaire. Les pays non producteurs de pétrole seraient les plus vulnérables, avec des risques d’inflation, de troubles sociaux et de ralentissement économique. Les producteurs pétroliers pourraient bénéficier à court terme de la hausse des prix, mais les perturbations commerciales et l’instabilité régionale limiteraient ces gains. Sur le plan géopolitique, la menace iranienne accentuerait les divisions entre les pays africains et compliquerait leurs relations avec les grandes puissances. Même sans fermeture effective, l’incertitude générée par la menace suffirait à perturber les économies africaines, déjà fragiles face aux chocs externes.

Cette guerre peut-être embraser le monde entier? Si oui dans quelle condition?

La guerre israélo-iranienne a le potentiel d’embraser le monde entier, mais seulement sous des conditions spécifiques : une attaque israélienne majeure contre l’Iran, une fermeture effective du détroit d’Hormuz, une implication directe des grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie), et une escalade non contrôlée impliquant des alliances régionales et des crises économiques. La menace de fermeture du détroit, même sans action concrète, peut contribuer à cet embrasement en provoquant une instabilité économique et des tensions géopolitiques. Cependant, la dissuasion mutuelle, les capacités limitées de l’Iran et les efforts de médiation internationale réduisent la probabilité d’un conflit mondial, à moins d’une erreur de calcul ou d’une escalade rapide et mal gérée.

Vous avez mentionné, à plusieurs reprises, l'expression proxies iraniens. A quoi cela renvoie-t-il concrètement? Quelle est leur responsabilité dans la guerre israélo-iranienne?

Concrètement, les proxies iraniens sont des groupes armés comme le Hezbollah, les Houthis, les milices chiites irakiennes ou le Jihad islamique palestinien, soutenus par l’Iran pour projeter son influence et mener une guerre par procuration contre Israël et ses alliés. Dans la guerre israélo-iranienne, ils sont responsables d’attaques directes (roquettes, drones), de l’extension du front anti-israélien (Syrie, Yémen, Gaza), de la dissuasion contre une frappe israélienne sur l’Iran et de l’escalade potentielle du conflit. Ils permettent à l’Iran d’éviter un affrontement direct tout en maintenant une pression constante sur Israël, mais leur autonomie, leur vulnérabilité et leur coût limitent leur efficacité. Ces groupes sont au cœur de la stratégie asymétrique de l’Iran, transformant le conflit en une guerre d’usure régionale aux ramifications globales.

Ces groupes armés forment ce que l’Iran appelle l’ « axe de la résistance », une coalition anti-israélienne et anti-occidentale visant à contrer l’influence des États-Unis et d’Israël dans la région.

Tout ceci m'amène à vous demander de m'expliquer les causes de la guerre israélo-iranienne.

La guerre israélo-iranienne, souvent qualifiée de « guerre de l’ombre » ou de conflit indirect, trouve ses racines dans un ensemble complexe de facteurs historiques, idéologiques, géopolitiques et stratégiques. Ce conflit n’est pas une guerre conventionnelle avec des fronts clairement définis, mais plutôt une confrontation marquée par des frappes ciblées, des opérations clandestines, des cyberattaques et l’utilisation de proxies. Les causes de la guerre israélo-iranienne sont multiples et interconnectées :

Idéologiques : L’opposition fondamentale entre le régime anti-sioniste iranien et l’État juif d’Israël, ancrée dans la Révolution islamique de 1979.

Stratégiques : Le programme nucléaire iranien, perçu comme une menace existentielle par Israël, et la volonté de l’Iran d’étendre son influence via des proxies.

Géopolitiques : La rivalité pour l’hégémonie régionale, exacerbée par les alliances avec les grandes puissances (États-Unis pour Israël, Chine/Russie pour l’Iran).

Économiques : La menace iranienne sur le détroit d’Hormuz et les efforts israéliens pour limiter l’influence économique de l’Iran.

Opérationnelles : Les actions des proxies iraniens (Hezbollah, Houthis) et les frappes israéliennes contre ceux-ci alimentent un cycle de violence.

Ce conflit reste pour l’instant contenu dans une guerre de l’ombre, mais il a le potentiel d’escalader en un affrontement direct si des lignes rouges sont franchies, comme une attaque israélienne sur le programme nucléaire iranien ou une action iranienne majeure via ses proxies. Les dynamiques régionales et internationales, combinées à l’absence de canaux de désescalade, font de ce conflit une source persistante d’instabilité.

Voyons plutôt le risque sur la politique interne de l'Iran: risque-t-on d'assister à la chute du régime des mollahs et donc au retour de la monarchie?

La guerre israélo-iranienne, et en particulier la menace ou la fermeture du détroit d’Hormuz, pourrait déstabiliser le régime des mollahs en aggravant la crise économique et en alimentant le mécontentement populaire. À court terme, le régime pourrait se renforcer en mobilisant un discours nationaliste et en réprimant les dissidents. Cependant, à moyen et long terme, une crise prolongée pourrait précipiter sa chute si les protestations deviennent incontrôlables et si les élites se fracturent. Le retour de la monarchie, bien que soutenu par certains dans la diaspora, reste très improbable en raison du manque de soutien populaire interne, de l’absence d’une organisation politique viable pour Reza Pahlavi et de la complexité des dynamiques internes iraniennes. En cas de chute du régime, un système démocratique laïc ou une transition vers un gouvernement nationaliste serait plus probable qu’une restauration monarchique.

En présence d’une opposition muselée, les mouvements religieux, féministes, les syndicats et les étudiants pourraient-ils jouer un rôle décisif dans le rétablissement de la démocratie ?

Les mouvements religieux, féministes, syndicaux et étudiants ont le potentiel de jouer un rôle décisif dans le rétablissement de la démocratie en Iran, surtout dans un contexte de crise aggravée par la guerre israélo-iranienne ou une fermeture du détroit d’Hormuz. Les mouvements féministes et étudiants, en particulier, sont des forces dynamiques capables de mobiliser la jeunesse et de rallier l’opinion internationale, tandis que les syndicats peuvent paralyser l’économie et les mouvements religieux légitimer le changement auprès des conservateurs. Cependant, leur succès dépend de leur capacité à s’unir, à surmonter la répression et à capitaliser sur une crise majeure qui affaiblirait le régime. Bien que la chute des mollahs soit possible dans un scénario de crise prolongée, une transition démocratique nécessiterait une coordination sans précédent et un soutien interne et externe, sans garantie de succès à court terme. Un retour à la monarchie, comme discuté précédemment, reste improbable, et une démocratie laïque ou fédérale serait un objectif plus réaliste pour ces mouvements.

Quelles leçons les pays africains devraient-ils tirer de la guerre israélo-iranienne?

Le conflit israélo-iranien, susceptible de perturber les marchés énergétiques mondiaux, les routes commerciales et la stabilité géopolitique, offre des enseignements cruciaux aux pays africains. Réduire la dépendance énergétique grâce à la production locale et à la diversification, renforcer la résilience économique grâce à la sécurité alimentaire et à des économies diversifiées, et éviter les conflits par procuration en renforçant la souveraineté sont essentiels pour atténuer les répercussions de ces conflits. De plus, le renforcement de la sécurité maritime, la promotion de la stabilité interne pour dissuader l'exploitation extérieure et la préparation aux crises humanitaires peuvent aider les pays africains à gérer les risques posés par les conflits mondiaux. En tirant les leçons des vulnérabilités révélées par les tensions israélo-iraniennes, en particulier la menace qui pèse sur le détroit d'Hormuz, les pays africains peuvent privilégier l'autonomie, la coopération régionale et la prospective stratégique pour protéger leurs économies et leurs populations contre les chocs futurs.

En Afrique, des pays instables comme le Mali, le Soudan ou la Somalie sont vulnérables à l’ingérence de puissances externes qui pourraient utiliser des groupes armés pour servir leurs intérêts, comme l’Iran le fait avec le Hezbollah. En organisant des dialogues inclusifs pour résoudre les conflits internes, les proxies s’implanter.