#Komiaza.com - Il y a la sorcellerie partout, mais certaines personnes aiment seulement la sorcellerie de leur village, comme les gens des églises aiment leur Bible-là. Je dois vous dire la vérité : nos sacs ne sont pas ce que les corrompus racontent. Ils parlent de kelke choz qu’ils ne connaissent pas, ou qu’ils refusent de connaitre. Pour eux on doit jeter nos sacs et partir dans leur messe. Vous ne savez pas que même si la messe-là existe c’est parce qu’on tape les sacs-ci sur le village ? C’est Dieu qui avait donné nos sacs-là, ce n’est pas satan comme vous dites !
On était samedi le 24 mai 2025 qui est passé-là à la chefferie supérieure Baleveng pour la purification et le blindage du village. Natemah Fô GUEMEGNI avait envoyé le message dans tous les quartiers qu’il va faire xa pour sauver les gens. Le monde est sorti au marché Baleveng jouska si on disait à kinkin qu’il y a encore les gens dans le village il devait t’aboyer que yaa !!! Je dis comme xa parce que les gens qui ont un mauvais ventre ne pouvaient pas venir laba, de peur qu’on les calle sur place.
Les gens sont sortis jouska les autres sont venus de Mbouda, Bafoussam, Douala, Nkongsamba, Yaoundé, Bafang et Bamenda. J’ai vu les gens qui sont venus parce qu’ils connaissaient kinkin qui venait laba. Les gens paient la voiture pour venir pour qu’on les tape avec les sacs ! Et certains boutokou sont caché pour dire que xa c’est quelle pratique satanique comme xa ? Ils disent comme xa alors que si on ouvre leur cœur on va voir qu’ils ne sont pas simples. Ce n’est pas pour rien que le Cameroun a choisi le metouo-lah de Baleveng pour inscrire sur la liste du patrimoine nationale du Cameroun. Donc si on dit au Cameroun que montre-nous tes coutumes qui sont très important, il y aura le metouo-lah parmi.
Je ne sais pas comment je vais décrire xa. Tu vois les notables, toutes les catégories sortent de la forêt sacrée. Chacun est à sa place jouska tanpit pour celui qui trompe son pied. Il y a seulement le tambourin. Les gens tapent les gens avec les sacs. Tu vois on tape même les bébés sans avoir pitié de leur âge.
Pendant qu’on tape, tu entends les mères et les pères dirent : « pardon tape ici ! Tape aussi sur mon dos ci qui va me tuer ! Pardon dose l’autre ici sur mon genou ! Il y a ma poitrine ci qui ne me laisse pas. Je suis mort à cause des gens qui rient avec moi tous les jours, la nuit je deviens leur viande. Pardon cogne xa partout sur moi ! »
Quand je dis xa les gens pensent que j’ai tout dit. Où même ? Il y a aussi les gens qui montrent un bébé de deux mois pour qu’on le coxe avec les sacs. « Pardon cognez bien l’enfant-ci ! Chassez-le s’il ne veut pas rester aveuk moi ! Je n’ai plus rien à cause de lui ! L’enfant-ci a fait je suis devenu le gardien de l’hôpital. Tapez le sac sur sa figure ! Coxez-le. Je ne dors plus à cause de ce petit machin. »
Sans blague les notables tapent. Ils tapent avec la machette, avec les balais, avec les sacs. Il t a les autres qui sont là pour seulement pleurer que ouais les gens qui vont mourir on fait votre deuil ici d’abord, en attendant votre mort. Il y a un autre qui partageait seulement le miel aux gens. C’est plus de cinquante notables qui sont entrain de taper.
Le chef Baleveng était lui-même dans le rang, avec sa part de sac. Mais il n’a pas tapé xa sur kinkin. Il était-là seulement pour rassurer les gens qu’ils ne se poussent plus comme xa, que certains notables qui veulent se laisser distraire par les désordonnés ne se désordonnent plus. C’est comme xa qu’on tape les sacs là sur les gens jouska à 16heures on a arrêté. Mais dans le palais on a choisi kelke notables pour rester dans une cour pour taper pour les gens qui sont venus en retard. Comme le père qui est venu de Melong avec ses deux enfants pour qu’on les tape s’ils peuvent dormir un peu aussi.
Le jour qu’on va encore taper les sacs sur les gens, venez aussi prendre votre part de bénédiction. C’est pour protéger le monde contre les mauvais gens, c’est pour protéger les cultures contre les vents que les méchants restent jouska ouvrir leurs fesses pour péter pour que leur vent part arracher les toits des maisons, casser les cultures dans les champs. Comme on a fait comme xa, vous allez entendre. Le vampire qui va oublier un peu et sortir va seulement mourir. Même si tu es fort n’importe comment tu sors pour tenter kinkin xa va te prendre. Même les gens qui viennent au marché soutirer les argents des commerçants-là. Qu’ils tentent encore leur maman-là on voit !
Quand je dis Baleveng comme xa les gens qui sont trop loin demandent que c’est où le village-ci noor. Je vous dis ? C’est au Cameroun. Dans la région de l’Ouest, là où on dit Dschang-là. C’est le département de la Menoua.
Texte : Augustin Roger MOMOKANA
Photos : ARM
MEDIAS
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