Fête de travail : l’Université de Dschang partage les machettes pour couper les mauvais patrons.

Fête de travail : l’Université de Dschang partage les machettes pour couper les mauvais patrons.

#Komiaza.com- L’Université de Dschang a eu les travailleurs. Quand ils sont venus pour prendre leur part de boisson de la fête, elle leur a seulement distribué le « Cahier des droits du travailleurs », comme elle avait aussi fait pour les femmes-là. Le petit livre de 12 pages-la hein. Elle dit que c’est pour la « promotion et de la protection du travailleur », et qu’on ne doit plus jamais parler du travail rémunéré sans mettre face à face le patron et l’employé. Qu’ils doivent toujours se regarder dans les yeux pour que personne ne trompe l’autre.

Les employés pensaient que c’est pour eux seuls. Melah ! C’est aussi pour les patrons. Chacun lit pour prendre ce qui le regarde. Pour bien comprendre xa il y a trois étages : il y a d’abord ce que tous les pays du monde s’étaient assis quelque part pour décider que ce sera comme xa, jouska si un pays fait niack, on met le clou sur sa tête. Après il y a les droits que ce sont certains pays qui ont décidé que xa sera comme xa chez eux, pour éviter que les gens qui sont en haut trompent les gens qui sont en bas. Pour finir il y a les droits que c’est chaque pays qui décide que xa sera comme xa.

Vrai vrai quand tu lis bien le livre-là, tu vois que normalement on devait mettre le gouvernement en prison. Dedans on dit bien que « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. » Le dit est dit. Donc les patrons qui font travailler les maris des gens et ne paient pas là, qu’ils se méfient un peu. Ils doivent savoir que l’université a partagé le couteau aux travailleurs pour kakack les mauvais patrons.

Quand c’est comme xa on appelle d’abord le gouvernement on lui demande que tu paies quelqu’un à 50 mi comme xa qu’il vit où ? Qu’il mange quoi ? Qu’il part à la tontine avec quoi ? Que s’il tombe malade il ramasse l’argent où pour aller à l’hôpital ? Qu’il part au bar avec quoi? Que s’il cherche les femmes il fait comment ? Est-ce qu’il peut aussi aller à Kribi ou à Limbe comme on dit que chacun doit aller là-bas pour se reposer un peu-là ? Donc il faut revoir xa pour mettre même à 100 mi au moins.  

On dit même que si quelqu’un a déjà son salaire xa ne suffit pas. Il faut que son patron lui donne aussi les indemnités et les frais de mission ou des heures supplémentaires. Qu’on ne veut plus entendre que quelqu’un a travaillé et n’a pas l’argent. Qu’on ne veut plus comprendre que les maires ne paient pas les salaires des gens. Qu’on ne doit plus voir que le recteur ne changent pas les habits des gardiens de l’université jouska certains portent les pantalons déchirés. Qu’on ne veut plus entendre que même à l’hôpital régional Annexe de Dschang-là un docteur vend aussi les remèdes aux malades parce que son salaire est petit. On dit que si quelqu’un part en congé on paie l’argent de xa. Le gouvernement est un vrai prisonnier ambulant, mais qui a le cœur pour l’arrêter ? Si on avait même 100 gars comme Francis NGANNOU-là, on pouvait les supplier d’aller l’arrêter pour lui demander que comment c’est toi qui peut dire que c’est comme xa et c’est encore toi qui ne respecte pas xa ?

Mais tout xa, le président du RDPF KUMZSE, Dr Antoine De Padoue NDEMMANU dit que c’est parce qu’on n’avait pas bien accouché le ministère du travail. Il a dit à Komiaza que normalement xa doit être Ministère de l’Emploi, du Travail, de la Fonction publique et privée (MERFP). Parce qu’on ne doit pas parler de la fête-ci en laissant les autres gens à la maison parce qu’ils ne travaillent pas chez quelqu’un.

On parle depuis et personne n’a demandé que le thème de la 139ème Journée internationale du travail-là c’est même quoi. Je dois quand même vous dire pour que les mauvais gens parmi vous ne partent pas raconter que moi-même qui vous parle-là je ne connais. C’est « Dialogue social et travail décent : pour un Cameroun serein ». Chacun peut prendre xa comme il veut.

Texte : Augustin Roger MOMOKANA

Image : Lynt Infos