Université de Dschang : les gars-là qui étudiaient pour devenir médecins et pharmaciens sont sortis.
#Komiaza.com - Les enfants qui étudiaient depuis sept ans en Faculté de Médecine et des Sciences pharmaceutiques de l’Université de Dschang à Dschang-là ont fini leur formation samedi le 26 avril 2025. Le recteur TSAFACK NANFOSSO et le doyen Siméon CHOUKEM ont organisé leur cérémonie de sortie au Centre de Conférences Sa Majesté DJOUMESSI Mathias. C’est le Ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Chancelier des Ordres académiques, le Prof. Jacques FAME NDONGO, qui a présidé xa. On n’a pas vu le ministre de la Santé publique, Dr MALACHIE MANAOUDA. Ou bien on lui avait même dit ooh.
On dit aux enfants de bien étudier leurs leçons, ils font comme s’ils apprennent pour donner à quelqu’un. Ceux qui ont bien appris leurs leçons ne vont jamais se plaindre totalement que la vie les torture dans tous les sens, ou qu’on fait même quoi avec l’école-là. Parce que même si c’est dur dehors n’importe comment ils vont quand même trouver au moins de quoi manger et payer leur maison.
Samedi le 26 avril, après le match d’ouverture du Championnat Zonal Universitaire Groupe D au stade Olympique – l’Université de Dschang a tapé l’Institut supérieur Foyaguem par 1-0, on est allé sortir de l’école les nouveaux docteurs. Le complexe Olympique Prof Jean Louis DONGMO n’est pas encore fini. On attend que papa Paul Biya coupe un peu sur son argent pour donner on finit xa.
Les nouveaux docteurs en médecine et en pharmacie-là sont les premiers nés de l’Université de Dschang. Oui c’est la toute première fois que notre université-là accouche aussi les 41 médecins et les 21 pharmaciens. Donc ceux qui pensaient que l’Université de Dschang sait seulement accoucher les ingénieurs agronomes-là, ils ont raté.
Les gars-là ont étudié pendant sept ans et c’est nous qui sommes venus leur dire que « déposez les cahiers et les livres ; allez soigner le monde !» Moi qui vous parle, j’étais là et j’ai entendu tout ce qu’on a dit et j’ai vu tous ceux qui étaient là. Le Ministre des Sports et de l’Education physique était déjà parti, le Secrétaire d’Etat aux Travaux publics était déjà parti. Pour eux quoi dans la santé ! On pique les gens xa fait trop mal. Si c’était pour montrer les muscles, le Prof. Narcisse MOUELLE KOMBI allait encore attendre un peu. Si c’était pour creuser les routes, Armand NDJODOM devait encore attendre un peu. Donc ceux qui sont restés étaient les propriétaires.
Comme je dis là, voici comment xa s’est passé : les gens ont d’abord parlé, parlé, parlé et parlé. La chorale chantait aussi pour faire que les parents ne se découragent pas. Ils étaient là depuis le matin alors qu’on les boboh étaient parti ouvrir le championnat Zonal Universitaire. Après on a d’abord fait les pharmaciens ont prêté serment en répétant ce que disait le président de l’Ordre National des Pharmaciens du Cameroun, Dr Franck NANA, disant que les médecins étaient déjà allé prêter serment à Yaoundé. On était étonné, mais on pouvait faire quoi ? Après on a remis les diplômes. Il y a un docteur qui est venu avec les béquilles, xa a fait les gens sont devenus un genre. On ne sait pas si le gars-là est handicapé ou c’est l’accident. Les quatre meilleurs, c’est-à-dire ceux que leur moyennes générale des sept ans d’études a donné plus de 15 et demi sur 20, les quatre-là ont reçu une enveloppe remplis d’argent. Qui travaille bien mange le grand morceau. Après on est allé faire les photos d’ensemble. Et pour finir les boboh sont allés manger et boire. C’est comme ça que ça s’est passé l’autre là.
On dit que les gars-là ont été très bien formés, jusqu’à beaucoup ont même déjà trouvé le travail. Les sociétés les discutent seulement. D’ailleurs, deux d’entre eux ont été recrutés par l’Hôpital des Sœurs de Batsignla. Si xa n’était pas comme xa, les gars devaient sauf que aller au Canada. Quand on dit aux enfants de bien apprendre leurs leçons, ils sont là pour faire comme si l’argent qu’ils vont travailler demain xa sera pour donner le tout à quelqu’un. On dit aussi aux enseignants que si vous enseignez l’enfant de quelqu’un faites comme si c’était votre propre enfant. Donnez-lui tout ce que vous avez- on ne dit pas le femlah. Parce que quand il va bien travailler sur son lieu de travail, c’est votre nom qui va monter. C’est comme xa que le désormais Dr SUAIBOU UMARU, le porte-parole des enfants-là, a dit qu’ils sont infiniment contents et reconnaissants à leurs maitres. Que le reste leur revient désormais d’être à la hauteur des défis de la santé publique dans notre pays.
Les parents des docteurs et des pharmaciens étaient très contents. Certains ont même embrassé jouska porter leur enfant pour lui faire mm…mm. C’était très bien à moi. Mais quelque chose m’a énervé à la fin, quand les gens fêtaient. Si je ne dis pas ça ici, je ne sais pas là où je vais déposer ma tête. Sur tous les gens qui fêtaient je n’ai même pas vu un père ou une mère que je connais. Du coup j’ai dit que ce sont les enfants des qui, jouska je ne vois même pas un père que je connais à la fête? Ce n’est pas possible xa, alors que le ministre a passé son temps à chanter dans la salle qu’on ne doit jamais oublier de préciser que Paul BIYA avait dit que la « Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Dschang à Dschang ».
Avant de partir le Ministre d’Etat a quand même trahi un secret, en disant que à partir de la rentrée, les matières et les programmes de formations des médecins et des pharmaciens vont changer. Il ne dit pas seulement pour l’Université de Dschang, mais dans tout le pays. Parce qu’on doit s’adapter à l’évolution du monde. Voilà comme xa s’est passé la sortie des docteurs-là.
Texte Augustin Roger MOMOKANA
Photo : ARM
MEDIAS
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