#Komiaza.com - L’Université de Dschang a cultivé et dynamise la tradition de la grande conférence. Il s’agit d’un rendez-vous de la pensée et des échanges entre les enseignants-chercheurs et les professionnels du monde du travail sur des questions de grands intérêts.
Généralement, les grandes conférences organisées par les établissements (grandes écoles et facultés) sont patronnées du recteur de l’université de Dschang. D’ailleurs, ce grand moment se déroule en présence du Recteur, de ses proches collaborateurs que sont les Vice-Recteurs, le Secrétaire général et du Conseiller technique.
Le 29 mars, en l’auditorium Joseph Fondjo du campus principal à Dschang, l’Institut universitaire de Technologie (IUT) Fotso Victor de Bandjoun a axé sa grande conférence sur « Innovations et défis de l’entrepreneuriat technologique à l’ère de l’IA générative.» Il s’est agi pour le panel d’opérer une dissection de l’IA (intelligence artificielle) générative. L’événement modéré par le Professeur René TCHINDA, Directeur de l’IUT Fotso Victor de Bandjoun, était diffusé simultanément sur YouTube. Ce qui a permis aux étudiants du campus de Bandjoun et au grand public de se connecter pour suivre ce grand rendez-vous.
Ainsi, les Professeurs TAYOU DJAMEGNI Clementin (UDs), Sidonie DJOFACK (UDs), NZEKOU Armand (UDs), TCHAMBA Martin (UDs), Nadine MACHIKOU (UDs) et le Docteur Louis Bernard NGUEGANG (MINFI) ont exploré l’IA Générative dans son essence, ses applications, ses défis et ses opportunités pour l’Afrique.
L’IA en question
L’intelligence artificielle générative (2020) est un précieux outil technologique qui permet d’atteindre des objectifs rapides à travers la génération rapide de textes, images, sons selon le prompt ou une commande précise. Elle intervient dans tous les domaines de la vie : l’enseignement, la sécurité publique, la gestion des risques financiers, l’agriculture, le travail, la préservation de l’environnement, le transport, la gestion d’infrastructures, les loisirs, la gestion publique, l’organisation du travail, la productivité, l’innovation, etc. on parle de 80 milliards d’objets connectés.
Ainsi des milliards de données collectées et introduites dans les ordinateurs interconnectés permettent à l’IA de répondre aux préoccupations de ses utilisateurs. En une fraction de seconde. Cela est le fruit d’un long processus entamé en 1950 à travers la volonté de doter la machine de la faculté de penser.
Défis liés à l’utilisation de l’IA
Qui sont les producteurs des données ? Qui en sont les consommateurs? Les réponses à ces deux questions ont permis de situer l’Afrique dans le monde de l’IA. Elle en est extrêmement dépendante. Aussi, en vue de remédier la situation, les conférenciers sont unanimes sur un fait : le défi pour l’Afrique de ne pas demeurer un consommateur de l’IA, mais d’en devenir un producteur de données pour alimenter ce précieux outil de travail. Le professeur Nadine MACHIKOU se veut radicale sur la thèse. Et elle milite en faveur d’une « IA de confiance ». Ce défi doit prendre en compte nos défis pour un service social de qualité, des liens sociaux humanistes, sortir du « brutalisme computationnel » ; pour construire une cité qui correspond aux aspirations des Africains, une société dans laquelle les inégalités sont réduites, qui met au cœur de ses préoccupations l’atteinte des ODD (objectifs du développement durable).
Malheureusement, comme toutes les technologies, l’IA est aussi exposée aux cyberattaques. Cela constitue un immense défi pour l’Afrique veut entrer dans le champ de l’innovation technologique. Mais le plus gros défi demeure le financement de la recherche. Les Etats africains doivent croire qu’il s’agit d’une question de survie car l’IA est au cœur des développements.
Les opportunités liées à l’utilisation de l’IA
Il n’y a pas meilleures opportunités que celles qu’offre l’IA à l’Homme. Au CATI²-UDs, par Exemple, l’IA est un précieux outil d’aide à la décision, et non un cœur de service, selon le professeur TCHAMBA Martin. Plus de 120 entreprises ont été créées dont quelques-unes se démarquent par leur appropriation de l’IA : il s’agit surtout de l’imprimante 3D de Vanyl DONGO. Une entreprise qui emploie près d’une dizaine de permanents et cinq temporaires.
L’IUT Fotso Victor de Bandjoun est à l’avant-garde de la promotion de l’IA au service du développement humain. Pour cela, deux anciens étudiants, entrepreneurs prospères grâce à l’exploitation judicieuse de l’intelligence artificielle : Billy Joël NDASSI, Pdg de NOW TECHNOLOGIES CENTER Sarl spécialisé dans l’e-commerce de matériels électronique, et Bristol Aaron Morgan EKOKA EKAME, Pdg de EKOTECH spécialisé dans l’offre des solutions ICT et IA ont partagé leurs parcours ainsi que leurs succès stories avec les participants et les internautes. EKOTECH offres plusieurs types de solutions, dont celles dédiées à la sécurité, à la productivité agricole. Ekotech veut être à l’avant-garde des solutions made in Africa by African.
En conclusion
L’Afrique est morte si elle n’entre pas dans l’histoire de l’IA en tant que productrice de données. Il ne s’agit de pas forcément de créer ses algorithmes ou ses propres IA, mais de commencer par la production des données pour alimenter l’IA. Mais ici se pose la question des financements des travaux de recherche. Face aux préoccupations des étudiants, Dr Louis Bernard NGUEGANG a déclaré que le Ministère des Finances (MINFI) utilise plusieurs solutions technologiques et sera preneur des solutions technologiques innovantes. L’Université de Dschang pourrait passer une convention avec ce département ministériel dans la perspective des innovations spécifiques.
Augustin Roger MOMOKANA
MEDIAS
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