Cameroun : qui a vandalisé la sépulture d’Ernest Ouandié ?

Cameroun : qui a vandalisé la sépulture d’Ernest Ouandié ?

#Komiaza.com - Le débat provoqué par Elimbi Lobe à propos du passé politique du nationaliste Ernest Ouandié commence à laisser ses séquelles. Le consultant politique sur un plateau de télévision avait déclaré qu’Ernest Ouandié était un « bandit » et rien d’autre.

Moins d’un mois après, la sépulture d’Ernest Ouandié est profanée. Selon des sources concordantes, L’acte dont les auteurs demeurent inconnus s’est produit dans la nuit du 9 au 10 mars.

Mort par fusillade le 15 février 1971, Ernest Ouandié a été inhumé dans la ville de Bafoussam. Sa sépulture est devenue un site de mémoire et de recueillement pour les nationalistes et les militants de la libération totale du Cameroun.

L’acte odieux intervient alors que ELECAM, l’institution chargée du processus électoral, subit une pression intenable des partis politiques de l’opposition, relativement à la publication de la liste électorale ; au moment où le gouvernement est sur tous les toits contre la BAS (Brigade Anti-Sardinards) qui récemment a enfariné le ministre de la jeunesse et l’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles ;    au moment où la localité de Meyo dans le Sud a ouvertement et de manuelle cruelle manifesté son hostilité aux Bamiléké.

A présent, la question sur toutes les lèvres est de savoir si l’acte de  vandalisme sur la tombe d’Ernest Ouandié ne ferait pas partie d’un plan orchestré afin de faire monter la tension dans la région de l’Ouest. Des personnalités du gouvernement vocifèrent toutes sortes d’accusations contre le MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) du professeur Maurice Kamto déterminé à faire acte de candidature à la prochaine élection présidentielle.  

Quoi qu’il en soit, et en attendant les enquêtes qui, logiquement, devraient être ouvertes par la justice au nom de la loi sur la profanation des tombes, Michel Eclador Pekoua, le président local de l’UPC (Union des Populations du Cameroun), a annoncé le dépôt imminent, par ses soins,  d’une plainte contre X.

Augustin Roger MOMOKANA