Journée Internationale des Droits des femmes : j’ai écrit à votre mère, via ma mère.

Journée Internationale des Droits des femmes : j’ai écrit à votre mère, via ma mère.

#Komiaza.com - A l’occasion de la 40e Journée Internationale des Droits des femmes, je me fais le devoir de rendre hommage (poésie) à ma mère, j’ai bien dit à ma mère. Mais, je voudrais que toutes les femmes : celles qui travaillent dans les bureaux et celles qui sont ménagères, celles qui ont reçu des formations, mais qui fatiguées d’attendre l’emploi, ont créé leur petite source de revenus, celles qui portent et lavent l’enfant d’autrui, celles qui croupissent derrière les barreaux, celles qui s’affairent pour nourrir l’humanité, celles qui ne savent plus faire des nattes, celles qui ont tout perdu, et vadrouillent dans les rues, celles qui respectent l’homme, parce qu’elles sont femmes ; je voudrais que toutes ces bonnes femmes hument la fraicheur de ce poème et se joignent à moi, pour souhaiter belle fête du 8 mars à ma mère.

« Ode à MACHIGUI

Femme, mélodie qui résonne dans les cœurs, blindée de courage et de tendresse, ton fils est le refrain qui fait chanter ton âme, une symphonie d’amour qui ne finit jamais, sans fin ni frontière

Ta voix est un fleuve qui coule, comme un ciel étoilé qui s’étend à l’infini, sans fin ni frontière, portant avec elle les secrets et les rêves, comme un vent léger qui caresse les champs.

Tes mains sont une berceuse qui ne tremble, même pas devant foudre et feu, elles restent fermes, comme un roc qui résiste  aux tempêtes, un refuge sûr où l’on peut se blottir.

Tu es la lumière qui éclaire les chemins, un phare qui guide à travers les tempêtes ; comme un soleil qui se lève après la nuit, apportant l’espoir et la chaleur.

Ton amour, un océan sans rivages, où chaque enfant peut trouver  refuge, comme un pont sûr où les navires trouvent abri des vents contraires.

Tu es une guerrière, une déesse qui se dresse contre les montagnes de l’injustice, comme un aigle qui s’envole vers les sommets, ses ailes battant avec force et détermination.

Tes pas  si déterminés, tes mots aussi puissants, tu es la force qui fait trembler les murs, comme un torrent qui dévale les montagnes, emportant tout sur son passage.

Ta beauté, un tableau peint par les dieux, un chef-d’œuvre de couleurs et de lumière, comme un jardin secret où les fleurs s’épanouissent, un paradis caché où l’on peut se perdre.

Tu es la femme, multiple et complexe, une histoire qui se raconte à travers les âges, comme un fleuve qui coule sans fin, portant avec lui les secrets des rêves.

Tu es ma mère que j’aime, Machigui par-dessus les hommes et devant l’Eternel, pour ton courage et ta gaité qui forcent l’admiration, dans une mer agitée et rageuse, entrainant les frêles vers des puits insondables. »

 

Rappelons que la Journée Internationale des Droits de la Femme, qui est organisé le 8 mars au sein de tous les Etats membres des Nations Unies, vise essentiellement à promouvoir l’autonomisation et l’inclusion de la femme dans le processus des politiques publiques d'une part, dans la participation au sein de sa communauté d'autre part. Le reste n’est que bavardage inutile.

MOMOKANA AUGUSTIN ROGER