Les pratiques culturales en question sur « Nguiembon sur les ondes ».

Les pratiques culturales en question sur « Nguiembon sur les ondes ».

#Komiaza.com - Le diabète, le cancer, les accidents cardio-vasculaires sont des maladies dans nos plats. Elles sont des conséquences de nos habitudes alimentaires. Comment réduire ces maladies liées à la consommation ? L’agriculture biologique est-elle possible à grande échelle ? L’usage des produits chimiques dans l’agriculture préoccupe.

Sur le magazine "Nguiembon sur les Ondes", une radio émettant dans le département des Bamboutos, font entendre leurs voix ; et ils ont en commun de reconnaitre que les bonnes pratiques ont foutu le camp. Les raisons varient d’un auditeur à l’autre, selon qu’il est agriculteur ou pratiquant d’autre métier.

Les terres agricoles se raréfient.

L’accroissement de la population a pour corollaire le rétrécissement des terres cultivables. Les maisons d’habitation occupent beaucoup de terrain autrefois consacrées à l’agriculture ou au pâturage. Ainsi, nourrir les familles devient un véritable souci qu’il va falloir absolument résoudre. Ainsi la jachère a foutu le camp.

L’exode rural

De plus en plus, les jeunes quittent le village pour s’installer dans les villes, abandonnant les campagnes aux personnes diminuées par le poids de l’âge. Elles n’ont plus une grande force de travail. Pour cela elles font recours aux herbicides, aux engrais et aux pesticides de toutes sortes. Cela réduit la pénibilité du travail et garantit une production acceptable.

La vie chère

Le coût de la vie et le Tout argent impose à l’agriculteur de recourir aux intrants agricoles et aux semences améliorées. En abandonnant les pratiques culturales jadis pratiquées par nos parents. De nos jours, elles sont qualifiées d’ancestrales et contreproductives. L’agriculture n’est plus seulement un moyen de subsistance, elle est une source de revenue pour assurer l’éducation des enfants, les soins de santé de la famille, pour se nourrir.

Les chefs de postes agricoles

Un constat fait l’unanimité chez les intervenants : le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a disparu. Les chefs de poste agricole qui jadis conseillaient et suivaient les agriculteurs répondent aux abonnés absents. Ainsi l’agriculteur doit se débrouiller tout seul, sans compétences sur les intrants agricoles, sur leurs usages il doit en disposer comme bon lui semble.

L’avis de Komiaza

Les intrants agricoles sont incontournables dans la pratique agricole. Néanmoins il est important de connaitre la différence entre les intrants chimiques et les intrants naturels. Il est important de savoir si les herbicides sont indiqués pour les terres agricoles, si  l’engrais que l’on utilise nourrit le sol ou la plante, si le feu de brousse a des effets bénéfiques ou négatifs sur la production, si les semences améliorées garantissent toujours une bonne production sur la durée.

Augustin Roger MOMOKANA