Cameroun Politique, Présidentielle 2025 : le vrai problème n’est pas la candidature de Maurice Kamto
#Komiaza.com - Une liste des partis politiques dits «autorisés » à présenter de candidats à l’élection présidentielle qui profile à l’horizon fait des gorges chaudes. Il s’agit d’une interprétation erronée et partielle de la constitution par le quotidien national Cameroon Tribune.
Quels les partis politiques habiletés, selon CT, à présenter de candidat à la présidentielle 2025?
Les partis politiques dont les noms reviennent sont ceux représentés à l’assemblée nationale et au sein des conseils municipaux. A quelques exceptions près, tous appartiennent à la majorité présidentielle. C’est dire que ce sont les alliés du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais). Il s’agit de :
- Rdpc (152 députés, 94 sénateurs, 320 communes)
- Undp (07 députés, 01 sénateur nommé, 17 communes)
- Sdf (05 députés, 01 sénateur nommé, 04 communes)
- Pcrn (05 députés, 06 communes)
- Udc (04 députés, 06 communes)
- Fsnc (03 députés, 01 sénateur nommé, 04 communes)
- Mdr (02 députés, 01 sénateur nommé, 03 communes)
- Ums (02 députés, 02 communes)
- Mpcn (02 communes)
- Mcnc (01 commune)
- Pal (05 conseillers municipaux dans la commune de Monatélé)
- Andp (01 sénateur nommé, des conseillers municipaux à Maroua III)
- Univers (des conseillers municipaux dans la commune de Ngaoundéré III)
- Upc (un sénateur nommé)
- Mp (02 conseillers municipaux à Douala 1er)
- Purs (des conseillers municipaux à Douala IV)
- Fdc (01 conseiller municipal à la commune de Monatélé)
- Manidem (01 conseiller à la commune de Dibombari)
Que dit le Code électoral ?
Selon le Code électoral, le candidat à l’élection présidentielle doit être présenté soit par un parti politique représenté au parlement (Assemblée Nationale, Senat), conseil régional, conseil régional ; soit être un candidat indépendant. Dans la deuxième hypothèse, l’article 121 de la loi électorale précise que le candidat est tenu de réunir « au moins trois cents (300) personnalités originaires de toutes les Régions, à raison de trente (30) par Région et possédant la qualité soit de membre du Parlement ou d’une Chambre Consulaire, soit de Conseiller Régional ou de Conseiller Municipal, soit de Chef Traditionnel de premier degré. »
Il y a également la possibilité pour le MRC de se lier avec un parti politique élu.
Au cas où le MRC se trouverait dans l’incapacité de réunir les 300 signatures exigées pour présenter son candidat à l’élection présidentielle 2025, il lui reste une autre possibilité et pas des moindre. Il s’agira d’être présenté comme le candidat d’un parti présent dans un conseil municipal, dans un conseil régional ou au parlement. Le Code électoral n’exclut pas cela, tout comme il n’indique pas si deux partis politiques ne peuvent pas, à travers une convention, présenter un candidat commun afin de maximiser leurs chances de remporter l’élection présidentielle.
Les raisons d’une agitation
Les acteurs de la scène politique camerounaise sont bien conscients que le règne de Paul Biya tend inexorablement à sa fin. Dans son camp, de nombreux coupables de la gestion de la fortune publique tremblent à l’évocation du lendemain. Du coup, tous les moyens, y compris la déconcentration, sont bon pour perturber les autres. Parce que le temps que certains perdent à vouloir répondre aux uns leurs aurait permis d’accomplir une tâche dans leurs marche pour la conquête du pouvoir.
Augustin Roger MOMOKANA








