Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun

Afrique -Débat: Pourquoi la crise anglophone persiste au Cameroun

Violences, haine,frasques, coups tordus, etc. L’institution militaire camerounaise n’a pas bonne presse. Elle est corrodée par toutes les pratiques qui l’empêchent de mener sa réelle mission. Alors qu’elle devait être la garante de la réconciliation nationale après près de deux ans de crise dans les régions anglophones du Cameroun, les forces armées camerounaises sont au contraire source de violence et d'impunité.

On se dirait en pleine séance de film de far west aux Etats Unis, on dirait des soldats dans les rues de Syrte en 2009. Non, ce sont des soldats camerounais, dans les rues de la ville de Muyuka en région anglophone. Ils tirent à coups de mitraillettes et de rafale sur des maisons entièrements fermées.

 

 

Ces opérations militaires sont bien au sud-ouest, sur la route Buea-Kumba. L'armée Camerounaise utilise bien des pickups Toyota blanches comme celle sur la vidéo.Ces soldats qui sont en train de tirer sont des soldats issus de la Force Multinalinationale contre Boko Haram (voir leur tenue). Ce qui est scandaleux car ces forces ont bénéficié des formations et des équipements du Gouvernement Américain.

« Même la guerre a des règles » 

Cela veut dire qu'on ne peut pas torturer des personnes ni attaquer des civils ; cela veut dire qu'on doit limiter autant que possible les effets des opérations militaires sur les populations civiles non armées...

Une autre scène identitique a été filmée le 14 juin dernier à Malende dans la région du Nord-ouest. Les maisons brulées, le village complètement rasé... 

En deux jours, la semaine dernière à Batibo dans le Nord-ouest, une dizaine de personnes ont été assassinées par des militaires, avons nous appris de source digne de foi. « Ils éventrent des femmes enceintes, violent, pillent, volent, brûlent et terrorisent les pauvres populations qui se voient obligés de prendre le chemin de l’exil », a confirmé une source militaire, ajoutant qu’ils n’obéissent même plus à leurs supérieurs hiérarchiques.