#Komiaza.com- Quelques acteurs du secteur agroalimentaire découvrent progressivement, à travers ses interventions efficaces, le Centre technique agroalimentaire du Cameroun (CTA-CAM) mis sur pied en 2016 en vue d’accompagner le développement de compétences des entreprises.
Sans tambour ni trompette, le Centre technique agroalimentaire du Cameroun (CTA-CAM) fait son chemin. Il a été mis sur pied en 2016 par l’État du Cameroun à travers le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) et le secteur privé, dans le cadre d’un Partenariat public-privé, en vue d’apporter une assistance technique aux entreprises du secteur de l’agroalimentaire pour améliorer leur compétitivité.
Les missions du CTA-CAM
Aussi, le CTA-CAM accomplit ses missions dans plusieurs domaines, à savoir l’évaluation et l’amélioration de la qualité des produits, l’évaluation et l’amélioration des procédés technologiques, les bonnes pratiques d’hygiène et bonnes pratiques de fabrication, la mise en œuvre des normes et règlements techniques agroalimentaires, la veille commerciale, technologique et normative, les analyses et essais des matières premières, ainsi que des produits finis accompagnés d’avis d’experts, et le développement de compétences des entreprises par la formation et la diffusion de l’information.
Les femmes et hommes de médias, ont été suffisamment renseignés jeudi le 9 janvier à Douala sur l’important rôle que joue cet acteur majeur, le CTA-CAM, arrivé sur la scène au moment où les produits camerounais avaient du mal à s’exporter, alors que le pays signait les Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Il fallait alors changer de paradigme afin de rivaliser les autres dans les échanges commerciaux, en proposant des produits répondant aux normes et de qualité. C’est à ce prix que les produits camerounais peuvent être compétitifs sur le marché international. « Ce contexte justifie une fois de plus le besoin d’un Centre technique agroalimentaire au Cameroun non seulement pour les services, pour les produits locaux ; mais aussi pour ceux entrant au Cameroun », situe le Président du Comité d’Orientation (PCO) du CTA-CAM, Jacquis KEMLEU TCHABGOU, principal orateur et par ailleurs Maire de la Commune de Dschang, dans la région de l’Ouest. A l’occasion, il est accompagné du Directeur du CTA-CAM, M. TCHOUANGA KEMENI.
Un bilan est largement positif
Un peu plus de huit ans après l’avènement du CTA-CAM, les résultats parlent d’eux-mêmes. « Nous pouvons vous dire que nous avons des denrées alimentaires qui s’exportent librement aujourd’hui à travers l’accompagnement qui est fait pas le CTA-CAM. Nous avons beaucoup souffert de la question de la compétitivité, et cette compétitivité a été liée à la notion de coût, la notion de norme et de la qualité. Aujourd’hui, il y a des barrières non tarifaires, et on ne vous refuse pas d’exporter ou d’importer ; mais on vous oppose seulement des documents qui montrent que le produit que vous voulez faire entrer dans un pays n’est pas bon, et que celui que vous voulez exporter n’est pas bon ou encore que celui qu’on a produit localement n’est pas bon. Un secteur comme celui des meuniers, des oléagineux est au top », se félicite Jacquis KEMLEU TCHABGOU. En plus, analyse-t-il, « Je peux vous dire que l’accompagnement a permis à ce qu’on puisse avoir, par exemple, au niveau des oléagineux, la capacité de capter 50 milliards Fcfa en termes de devises annuelles. C’était notre faiblesse. Et aujourd’hui, vous ne pouvez pas être capable d’importer facilement un morceau de savon vers le Cameroun, parce que vous rencontrerez des produits de qualité qui, par eux-mêmes, refoulent la non-qualité. Donc, depuis 2016, date de la création à ce jour, le CTA-CAM est rentré dans des programmes extrêmement importants pour accompagner des couches extrêmement importantes ».
Une adhésion de plus en plus marquée
La structure compte 50 membres et partenaires. Il s’agit de 50 entreprises et partenaires, dont 28 membres fondateurs excellant dans sept des huit filières du secteur agroalimentaire au Cameroun ; deux chambres consulaires (la Chambre d’agriculture, de l’élevage, des pêches et des forêts du Cameroun-CAPEF et la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun-CCIMA), le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM) et une association professionnelle, l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (ASROC).
Ce groupement d’intérêt économique (GIE) fait ses preuves au fil des jours, grâce à ses compétences et à son laboratoire, le plus grand dans la sous-région Afrique centrale, doté d’équipements de pointe et installé dans la ville de Douala. Des atouts qui lui permettent « de travailler pour la protection de l’espace économique de par l’accompagnement des acteurs de la chaîne de la sécurité sanitaire des aliments, pour s’assurer de la qualité des produits mis à la consommation du secteur de l’agroalimentaire, de la fourche à la fourchette, de l’étable à la table. Sont concernés par cet accompagnement, les acteurs économiques de la production, de la transformation, du transport, de la distribution, de l’importation ou de l’exportation, de l’emballage ou du conditionnement, du stockage, conformément à la loi de 2018 portant sur la sécurité sanitaire des aliments », apprend-on. On comprend donc pourquoi le CTA-CAM bénéficie de la confiance des partenaires au développement tels que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En raison de sa neutralité.
Pour Sinotables/Komiaza.com
Cammandji Fils
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