Cameroun, élection présidentielle 2025 : les évêques invitent le peuple à faire preuve de courage.

Cameroun, élection présidentielle 2025 : les évêques invitent le peuple à faire preuve de courage.

#Komiaza.com - La Conférence épiscopale nationale du Cameroun, regroupement ecclésial des évêques, s’est tenue du 4 au 11 janvier à Buea à l’occasion de son 48e Séminaire Annuel. Le message sanctionnant ce conclave appelle « à notre responsabilité individuelle et collective », qualifiant le Cameroun de « une véritable industrie mondiale de la misère et de la mort ».

« Le Cameroun nous a été légués par nos aïeux pour que nous le rendions prospère. C’est le devoir de nous tous. »

Ayant consacré son assise sur la situation socioéconomique du Cameroun, la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) constate que 35 ans après sa sortie de 1990 où elle dénonçait le déclin des valeurs d’éthique dans le pays, la situation s’est plutôt enfoncée davantage.

Selon les évêques, le malaise des camerounais tient de la mal gouvernance,  de la pression fiscale qui écrase les populations vulnérables, la corruption avec « ses corollaires de détournements et le manque de transparence », le chômage des jeunes, la guerre du NOSO qui perdure parce que ceux qui la font « s’enrichissent de manière scandaleuse et souhaitent que la guerre ne prenne jamais fin ».

« Comment expliquer que 65 ans après l’indépendance notre développement ne puisse pas garantir les biens élémentaires de l’homme : droit à l’alimentation, droit à l’éducation, droit aux soins de santé de qualité, droit à la justice, droit à la vie tout court ? »

Aussi la CNC appelle en direction des gouvernants et de toutes les forces vives afin qu’ils s’engagent dans la concrétisation des objectifs de croissance. Il s’agit de mutualiser les forces pour combattre les maux qui minent le pays et pour asseoir une gestion transparente des ressources, pour encadrer les dépenses publiques, pour assurer la sécurité des hommes et des biens, pour mettre fin au bradage foncier, entre autres.

Le redressement du Cameroun passe par le respect de la règlementation en vigueur par les dirigeants. La CNC constate que les gouvernants camerounais s’acharnent contre les couches pauvres, au lieu de respecter l’article 66 de la constitution qui impose à « tout camerounais qui accède à des responsabilités importantes pour le service à la nation à déclarer ses biens. » Un appel qui vise les chefs des grandes institutions de l’Etat, les membres du gouvernement, les directeurs généraux et assimilés, les directeurs, entre autres. Dans le même ordre, il est demandé que le train de vie de l’Etat soit réduit et la pression fiscale levée sur le contribuable.

« Le devoir des pouvoirs publics est celui de promouvoir le développement intégral de notre peuple. »

Afin que le Cameroun se porte mieux, les évêques invitent les peuples de Dieu à « se méfier de ceux qui, par le mensonge tiennent le peuple en otage, le plongeant dans le règne des ténèbres, de la haine, de la violence et de la mort. »  Les hommes et les femmes des médias devraient réajuster leurs méthodes de travail pour s’illustrer plutôt en bons informateurs du peuple.

Le Cameroun compte 25 archidiocèses et diocèses tenus respectivement par les archevêques (Douala, Yaoundé, Garoua, Bamenda) et des évêques.

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