Construction automobile : la ZEBCARS bientôt dans sa phase de production de masse.

Construction automobile : la ZEBCARS bientôt dans sa phase de production de masse.

#Komiaza.com – La détermination du promoteur des ZEBCARS est de doter la CEMAC d’une gamme d’automobiles pratiques, adaptées et dont les coûts sont accessibles à tous.

Un ancien journaliste et directeur de publication, Benjamin Zébazé s’est reconverti dans la construction automobile à travers la création de la marque ZEBCARS. Des véhicules de type trois roues, avec des fonctions variées et adaptées aux contextes africains.

La ZEBCARS se positionne sur un segment traditionnel : celui des véhicules utilitaires. Ainsi elle propose quatre modèles toutes des trois roues. Chaque modèle remplit une fonction spécifique. Les ZEBCARS visent en priorité le marché de la CEMAC (six pays), soit plus de 60 millions de consommateurs.

Dans son invention, Benjamin Zébazé a étudié les différents besoins des populations. Ses offres l’attestent : un modèle pour transport urbains (taxi 7 places), un modèle pour le transport des marchandises (une alternative à la camionnette classique), un modèle pour la restauration ambulantes dans les métropoles.

Testés par quelques entreprises de Douala, ces créations brevetées déjà sont entrées à la phase de la production des spécimens destinées au marché. Raison pour laquelle le constructeur a récemment lancé un appel en direction d’éventuels partenaires financiers.

Les ZEBCARS sont inspirés du tricycle asiatique, mais conçus selon le contexte et l’environnement africain où, de plus en plus, l’accès à la propriété automobile devient une nécessité aussi bien dans les milieux urbains que dans les campagnes.

« J’ai décidé de me lancer dans cette aventure pour faire comprendre à tous qu’aucun pays ne peut se développer sans industries, mais il est impossible de réussir sans volonté politique, sans entrepreneurs  et sans ressources humaines qualifiées », a déclaré Benjamin ZEBAZE.

Meme si les véhicules sont déjà certifiés, le constructeur attend l’aval des autorités camerounais afin d’engager la construction d’une usine moderne de production. « Je puis vous assurer que nous avons conçu des engins plus solides que ceux produits en Asie, mais hélas d’un coût pour le moment supérieur ».

L’industrie automobile africaine doit prendre en compte les activités humaines, le niveau des revenus afin de démocratiser l’accès à l’automobile. Les paysans en ont besoin pour transporter leurs productions vers les marchés locaux, les villes secondaires ont de plus en plus besoin de taxis faciliter les déplacements des citoyens, les particuliers ont besoin de moyens de locomotion adaptés et prix abordable. Il s’agit d’une alternative à la motocycle.

Augustin Roger MOMOKANA