Cameroun, internet : la ruée vers Starlink.

Cameroun, internet : la ruée vers Starlink.

#Komiaza.com - « Ça y est ! Je suis désormais avec papa Elon Musk ! » Ce genre de réactions sur les réseaux sociaux n’est plus étranger aux Camerounais connectés. Elle provient des frustrés de la qualité des prestations des opérateurs locaux de téléphonie mobile et du manque de souci du gouvernement à les contraindre à s’améliorer.

Le gouvernement camerounais a interdit depuis le mois d’avril l’utilisation de Starlink dans le pays. Cette décision n’a produit qu’un effet contraire, car les kits Start Link ont envahi la Cameroun. Parce que au fur et à mesure que ceux qui l’utilisent vantent ses mérites sur les réseaux sociaux, cela amène les autres à les suivre. Et il n’est pas exclu que ceux qui l’interdisent le consomment sous cape.

Ce bras de fer entre Camerounais, le gouvernement qui interdit Starlink et les consommateurs d’internet qui ont besoin des services de qualité, s’intensifie au profit de SpaceX qui peut ne pas bousculer le gouvernement dans l’objectif d’ouvrir une représentation au Cameroun.

Pourquoi Starlink ne peut plus mourir. 

L’engouement des Camerounais pour Starlink témoigne de la mauvaise qualité des services des entreprises de télécommunication accréditées, Camtel, Orange et Mtn en l’occurrence. Les multiples dénonciations de leurs états de service n’ont provoqué aucune amélioration. Pourtant Starlink devait susciter la compétitivité entre les opérateurs sur le territoire national.

 Pourtant, avec Start Link, des nombreux jeunes ont pu créer et développer des affaires quelle que soit la localité où ils se trouvent, car internet produit par SpaceX via le satellite est destiné aux zones difficiles d’accès pas seulement en Afrique mais dans le monde entier.

Pourquoi les choses ne bougent-elles pas malgré les plaintes des consommateurs.

L’idée serait que les opérateurs locaux, Orange et Mtn en l’occurrence, auraient infiltré la Camtel, en y recrutant des personnes à qui ils verseraient  beaucoup d’argent pour que les choses soient maintenues en l’Etat, afin de leur permettre de toujours réaliser davantage de bénéfices. De même, il n’est pas à exclure que des membres du gouvernement soient dans le coup. Raison pour laquelle au lieu de prendre des mesures concrètes radicales afin de contraindre ces opérateurs à améliorer leur qualité de services, ils focalisent leurs forces sur Starlink qui n’a pas besoin d’ouvrir une agence au Cameroun, mais qui contribue fortement à l’économie à travers ses utilisateurs qui, grâce à lui, ont créé des emplois et paient des impôts à l’Etat.

L’Etat du Cameroun ne devrait plus se cacher derrière la gestion des données pour vouloir justifier sa position. Parce que les données de Camtel sont gérées par une entreprise sud-africaine, son  fournisseur de la fibre optique. D’ailleurs que dire de la carte nationale d’identité et du passeport confiés à un prestataire étranger ? Est-ce que là les données sont protégées ?

Ce que les Camerounais connaissent de Starlink.

De nombreux usagers de Starlink ne le considèrent pas comme un concurrent à Camtel, Orange ou Mtn, mais plutôt comme une solution pour les internautes qui ont de la peine à avoir une connexion linéaire et fluide. Pour cela ils sont capables de débourser 400 000 FCFA pour s’offrir un Kit. Et payer les frais mensuels qui leurs sont exigés. Refuser Starlink revient donc à soutenir la mauvaise connectivité, à priver la jeunes des opportunités d’emplois que lui offre internet, à limiter la liberté d’accès à Internet, à retarder le développement du numérique à l’ère où le monde compte sur le numérique pour développer l’économie.

Augustin Roger MOMOKANA