#Komiaza.com - La 2e édition du Festival Alanga s’est ouverte dans la ville de Santchou jeudi 12 décembre 2024 sous le thème «Alanga, symbole d’unité et vecteur de progrès ». Il se refermera ce samedi.
Désigné par le premier ministre chef du gouvernement pour le représenter, le gouverneur de la région de l’Ouest a présidé la cérémonie d’ouverture à laquelle ont pris part des personnalités de tous bords dont le préfet du département de la Menoua, le Conseiller spécial du premier ministre et le Premier vice-président du Conseil régional de l’Ouest.
Le peuple Mbo de Santchou ambitionne à travers le Festival Alanga (Photo: LYNT Infos) réaliser cinq objectifs : valoriser la culture locale à travers la mise en exergue des traditions, des danses traditionnelles et les richesses culturelles de la région de l’Ouest ; faciliter l’intégration des communautés vivant à Santchou ; promouvoir l’entreprenariat et célébrer le potentiel humain ; soutenir la visibilité et l’attractivité du territoire communal ; assurer la protection de l’environnement et la promotion de la santé.
Concrètement, pendant les 72 heures du Festival Alango, les visiteurs ont droit à une kyrielle d’activités et de démonstrations : les prestations d’artistes contemporains, les danses initiatiques à l’instar de l’Afon, du Ndembe, les exhibitions des sociétés secrètes telle l’Ebachi Ndjom et le Mouankum ; la gastronomie conduite par le mythique koki Mbo dont la plus grosse boule a été servir lors de l’ouverture, en plus de la foire exposition qui présente les témoins de la force agricole de Santchou.
L’histoire indique qu’avant 1927 le peuple Mbo est une seule communauté autour du Mont Manengouba. Malheureusement, cette année-là, le gouverneur des colonies Paul Marchand procède à la dislocation de ce grand peuple, rattachant ceux qui deviendront les Mbo de Sanzo et les Mbo de Kekem à la région Bamiléké.
Comme tous les autres communautés Mbo établi dans le littoral et le sud-ouest, les Mbo de Santchou considèrent le Mont Koupé comme étant le « centre de gravité du pouvoir ancestral de notre communauté prise au sens large.»
Augustin Roger MOMOKANA








