Suspension, interdiction d’associations: le bras de fer entre le Minat et la société civile se corse

Suspension, interdiction d’associations: le bras de fer entre le Minat et la société civile se corse

#Komiaza.com - Convoquée lundi par le préfet du Wouri à se présenter mardi le 10 décembre à 11 h00 à son Cabinet la Pca du REDHAC, Me Alice NKOM s’est excusée, signalant un agenda chargé. Dans sa télécopie repérée sur les réseaux sociaux l’avocate des Droits de l’Homme dénoncé par ailleurs les méthodes de l’administrateur civile, en lui faisant savoir qu’elle porte 56 années d’avocature sur le dos et des souvenirs d’excellences relations de collaboration avec les différentes autorités administratives qui se sont succédées dans le Wouri et le Littoral, excepté M. MVOGO Sylyac Marie.

Une dizaine d’organisations non gouvernementales mobilisées par la Fondation Muna ont fait entendre leur voix mardi 10, Journée mondiale des Droits de l’Homme, pour marquer leur indignation suite à la décision du ministre de l’Administration territoriale suspendant les activités de certaines associations, et interdisant à d’autres d’exister.

En effet, en date du 6 décembre 2024, le ministre Paul ATANGA NJI a pris un ensemble de cinq arrêtés portant suspension des activités de trois associations, et interdiction d’activités de deux autres.

Les associations sanctionnées par le MINAT sont : l’association Charitable Socio-Culturelle du Cameroun (A.C.S.C.C.), Reach Out Cameroon (ROC), le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC), le Réseau d’Organisations de Défense des Droits de l’Homme en Afrique Centrale (REDHAC), L.M NANJE FOUNDATION INC.

Paul ATANGA NJI reproche aux associations suscitées plusieurs indélicatesses dont l’atteinte à l’intégrité du système financier national ( ?) pour les trois premières, et nullité d’une organisation pour  les deux dernières citées.

L’action du ministre de l’Administration territoriale a été immédiatement répercutée sur le terrain à travers la pause des scellés sur les locaux desdites organisations par les autorités administratives du Wouri.

Courroucée par l’acte du MINAT, Maitre Alice NKOM, célèbre avocat des Droits de l’Homme et Pca du REDHAC a immédiatement procédé à la rupture des scellés apposés sur les bureaux de son organisation. Un acte jugé grave par l’autorité administrative. D’où la convocation qui lui a été servie par le Préfet du département du Wouri.

Dans la foulée, et pour marquer la Journée mondiale des Droits de l’Homme, une dizaine d’organisations de la société civile ont lancé mardi un appel à la mobilisation générale avec pour slogan : « Ensemble protégeons l’espace civique et la liberté d’association. »

Augustin Roger MOMOKANA