Falaise-Solidarité : un élan de générosité aux victimes de la catastrophe du 5 novembre à Dschang.

Falaise-Solidarité : un élan de générosité aux victimes de la catastrophe du 5 novembre à Dschang.

#Komiaza.com - Des donateurs disséminés aux quatre coins de la planète répondent à l’appel lancé par le journaliste Benjamin Zébazé, autrement connu sous la notabilité  Ndi Nkem Motissong.  Un appel de cœur consécutif à la catastrophe naturelle du 5 novembre dernier à la Falaise de Dschang qui a endeuillé de nombreuses familles et rompu le trafic sur cet axe routier qui dessert le littoral, l’ouest, le nord-ouest, le sud-ouest et le nord.

« Un chauffeur sur l’axe Dschang- Santchou est au garage entrain de remettre son véhicule en état : un collègue l’appelle pour lui expliquer ce qui vient de se passer à Santchou. Il lui propose de le retrouver afin d’effectuer un transbordement dans les 2 sens. Les passagers de leurs deux voitures traverseront la coulée de boue à pied pour rejoindre le véhicule dans le sens opposé. Les choses se passent bien et le chauffeur venu de Dschang aide d’ailleurs une maman à traverser mais, de manière soudaine, une coulée de terre terrible vient l’ensevelir. Par sa générosité, il a sauvé la vie de la passagère et a perdu la sienne. »

Initiée à la suite du double éboulement survenu le 5 novembre 2024 à la Falaise de Dschang, un des axes routiers les plus importants du Cameroun, Falaise-Solidarité se veut plus que des morceaux de savon et des kilogrammes de riz aux victimes.

Raison pour laquelle le « Comité de Coordination Provisoire » (CCP), poursuit ses investigations auprès des familles sinistrées en vue d’identifier les besoins immédiats et durables. Car, il s’agit d’aider les familles à améliorer leurs conditions de vie.

« Il est important de savoir que nous ne nous substituons pas à l’Administration et n’avons aucun pouvoir de police : nous n’avons pas à demander des actes de mariage ou de naissance et c’est pourquoi une enquête sur le terrain était suffisante », précise le récent rapport présenté par le CCP.

De l’enquête, il ressort que l’on a affaire à de « véritables sinistrés » qui, déjà,  avant la survenue de la catastrophe étaient de « véritables damnés de la terre ». Parce que les femmes ayant perdu leur homme dans cette catastrophe ont chacune au minimum 5 enfants à charge et au maximum 8.

Sur 8 familles identifiées – celles qui ont acceptée de recevoir l’équipe d’enquête de Falaise – Solidarité- 7 des victimes sont des chauffeurs de véhicules de transport.

Falaise – Solidarité s’arrêtera le 30 décembre 2024 au plus tard. Les actions répertoriés et dont certaines ont déjà étés réalisées sont : remettre à chaque famille sinistrée, la somme de 100 000 fcfa pour faire face aux urgences, c’est-à-dire « des actions en vue de permettre aux enfants de retrouver les bancs de l’école »; répertorier les problèmes spécifiques à chaque famille afin de permettre la mise en place d’une aide optimale , c’est-à-dire que « chaque parent éligible à notre aide, devra nous indiquer l’activité qu’il veut lancer ou développer pour qu’ensemble, nous voyions ce qu’il y a lieu de faire. »  ; le suivi psychologique des familles victimes.

Une analyse des origines de donateurs révèle l’étendue de la douleur au niveau planétaire (Afrique, Europe, Asie, Amériques) suite au double glissement de terrain qui a mis la route de la Falaise de Dschang hors usage, et dont tous les corps n’ont malheureusement pas pu tous être sortis des terres. En quelques heures, près d’une demi-dizaine de millions de France CFA ont été collectés.

Selon le bilan officiel, le double glissement de terrain a fait plus d’une trentaine de victimes dont 12 corps seulement ont été retrouvés. Les fouilles pour retrouver les autres corps se sont avérées infructueuses compte tenu de l'environnement et des moyens de fouilles rudimentaires des secouristes professionnels et de fortune mobilisés par les pouvoirs publics. Rappelons que le premier glissement survenu peu avant 10 heures n’avait pas fait de mort et de blessé. C’est alors que des engins de travaux publics déployés par les autorités étaient à pied d’œuvre pour rouvrir la route à la circulation qu’est intervenu dans le cours de 13 heures le second glissement de terrain cette fois-ci meurtrier. .

Augustin Roger MOMOKANA