Falaise de Dschang : les travaux de réouverture nécessitent une expertise de haut

Falaise de Dschang : les travaux de réouverture nécessitent une expertise de haut

#Komiaza.com - Pour rétablir la circulation deux alternatives se présentent : dynamiter la montagne afin d’anéantir tout risque d’effondrement ; ouvrir une voie de contournement derrière la montagne. Mais cela devra être  confié aux Chinois.

Un glissement de terrain survenu mardi 5 novembre 2024 au lieu-dit Ntseh-Ngwang, a environ 800m d’altitude, à la Falaise de Dschang, a enseveli des engins de travaux publics avec leurs conducteurs, des cars de transports et quelques occupants.

Mercredi matin, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi a constaté l’ampleur des dégâts et se fait déjà sa petite idée à lui : l’urgence c’est des études topographiques, hydraulogiques, et la voie de contournement par Fombap-Fontsa Touala-Fokoué.

Les deux engins : une belle chargeuse et un Caterpillar, déployés d’urgence pour rouvrir la route obstruée par les effets d’un premier glissement de terrain à la circulation sont toujours sous terre.

L’intervention brutale n’a certainement pas été précédée par un examen minutieux de la montagne. D’où ces opinions selon lesquelles le second glissement aurait pour principale cause les vibrations des engins.

Aussitôt informé de la catastrophe naturelle, le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, a rejoint le préfet de la Menoua représenté par Evaga Adelphe, son premier adjoint, sur le site.

Nous avons des membres de nos familles enfouis dans cette terre. Mon grand-frère et mon fils s’y trouvent… ma mère et mon frère sont restés ici, mais je ne sais pas si jamais nous réussirons à retrouver les corps.

L’ampleur de la catastrophe est telle qu’il faudra des semaines à une entreprise expérimentée des travaux de grande envergure pour intervenir dans le sens de rétablir la circulation.

Mais il va falloir avant tout s’assurer que les corps ensevelis ont été retrouvés, seuls trois d’entre eux ont été retirés des décombres et déposés à la morgue de l’hôpital régional annexe de Dschang. Deux engins de travaux publics, un bus de transport interurbain d’une capacité de 29 places, des motos seraient sous les terres.

Le Gouverneur de la région de l’Ouest, le Préfet de la Menoua et le Sous-préfet de Dschang sont sur le terrain. Ils y sont afin de s’assurerque les pelles passent et repassent dans ces tas de terre et de gravats sur près d’un kilomètre. Malheureusement les méthodes des secouristes (sapeurs pompiers, volontaires et membres de familles) sont archaïques. Ce qui ne présage aucun signe d’espoir.   

D’ailleurs, plusieurs sources sur le terrain ont indiqué à Komiaza.com que l’activité des secouristes, les sapeurs-pompiers venus de Bafoussam même si elle s’avère incontournable mérite  de grande précaution eu égard au caractère friable du sol.

Augustin Roger MOMOKANA